En bref
- Mike Flanagan confirme des avancées sur la série
- Le vrai défi, c’est l’ampleur du lore
- Henry Cavill reste lié au projet
Le problème avec Warhammer 40,000, ce n’est pas seulement le temps qui passe. C’est la masse. Quand une adaptation patine pendant des années, on pense vite à un projet bloqué. Là, Mike Flanagan explique autre chose, et c’est plus intéressant.
Le frein, ce n’était pas le silence mais la taille du monstre
Dans un entretien accordé à Deadline, le scénariste et réalisateur a reconnu que le plus dur consistait à trouver une porte d’entrée dans cet univers. Il parle d’un monde fascinant, mais tellement vaste qu’il faut d’abord décider par où commencer. Et on comprend le casse-tête.
Warhammer 40,000, ce n’est pas juste une licence connue. C’est un ensemble énorme, avec 700 romans, un jeu sur table, des extensions interactives et une quantité de lore qui peut vite avaler une série entière. Flanagan dit avoir trouvé un accès très cool et inattendu. Il ne détaille rien, parce que Henry Cavill lui en voudrait s’il lâchait des secrets, mais le simple fait qu’il parle d’un angle d’attaque change déjà la lecture du dossier.
Après quatre ans d’attente, le projet donne enfin un signal
Depuis l’annonce de l’accord il y a presque quatre ans, les nouvelles autour de la série ont été rares. De l’extérieur, le rythme donnait l’impression d’un chantier figé. Bon, pas forcément abandonné, mais loin d’une vraie accélération.
Cette fois, il y a au moins un élément tangible. Flanagan est à bord, il travaille dessus, et il dit vivre l’expérience avec enthousiasme, tout en restant tenu au secret. Pour les fans, ce n’est pas encore une bande-annonce ni une date de diffusion. Mais c’est un signe concret qu’on est sorti du simple concept posé sur une étagère.
Pourquoi le nom de Mike Flanagan change la lecture du dossier
Le timing compte aussi. Flanagan a beaucoup de projets en parallèle, et pas des petits. Sa nouvelle série Carrie sur Prime Video vient d’être renouvelée pour une saison 2. Il est aussi en post-production sur The Exorcist: Martyrs, tout en développant à la fois The Dark Tower de Stephen King et Warhammer 40,000.
Mais surtout, son parcours colle bien au problème. Il a déjà adapté Gerald’s Game, longtemps vu comme difficile à transposer, puis donné vie à Doctor Sleep, la suite de The Shining. Plus récemment, sa nouvelle version de Carrie a relancé l’intérêt autour d’un matériau exploité depuis un demi-siècle. Et il a même transformé l’après-Ouija, film de 2014 à 6 % sur Rotten Tomatoes, en préquelle montée à 83 % d’avis positifs.
Clairement, tout n’est pas réglé. Mais le sujet n’est plus seulement quand la série arrivera. C’est aussi comment Amazon Prime Video peut rendre lisible, pour un large public, un univers qui adore l’excès. C’est là que le projet se joue vraiment.