En bref
- Zach Cregger veut rester lié à Resident Evil
- Pas forcément comme réalisateur des suites
- Le film a dépassé 368 millions d’euros
Le plus intéressant avec Zach Cregger, ce n’est pas qu’il pense déjà à la suite de Resident Evil. C’est la façon dont il en parle. On sent un cinéaste qui veut garder la main sur l’univers, sans pour autant se retrouver attaché pendant dix ans à la même machine hollywoodienne.
Rester dans la boucle, pas forcément au poste de commande
Invité du podcast The Town with Matthew Belloni, Zach Cregger a expliqué qu’il aimerait garder un rôle dans les prochains Resident Evil. Il a même dit, en parlant de l’avenir de la saga, qu’il avait déjà des idées pour la direction que la franchise pourrait prendre.
Le mot important, c’est bien celui-là, franchise. Son Resident Evil, sorti en 2026, a dépassé environ 368 millions d’euros (400 millions de dollars) au box-office mondial. À partir de là, la question d’une suite ne relève plus du fantasme de fans. Elle devient un sujet très concret pour le studio.
Un cinéaste qui protège son temps créatif
Mais Cregger a aussi une ligne de conduite assez nette. Il a déjà dit qu’il ne voulait pas simplement enchaîner avec une suite de son Resident Evil, parce qu’il a beaucoup d’autres histoires en tête. C’est cohérent avec sa trajectoire.
Avant ça, il avait signé Barbarian, puis Weapons, deux films d’horreur originaux qui l’ont installé comme un réalisateur à suivre. Son prochain long-métrage annoncé, The Flood, est un film de science-fiction attendu pour 2028. Et ce n’est pas tout.
Sur Weapons, il produit un préquel centré sur Aunt Gladys, sans le réaliser, même s’il a travaillé sur l’histoire. Même logique pour Siren Head, film d’horreur adapté d’un phénomène d’internet: il en écrit le scénario, tandis que Brian Duffield doit le mettre en scène. Bref, son modèle semble clair, rester impliqué, mais garder de l’air pour créer autre chose.
Pourquoi Resident Evil est un cas à part pour lui
Ce qui rend Resident Evil différent, c’est que Cregger a pris une licence connue surtout pour ses sept premiers films, souvent vus comme un plaisir coupable, et il l’a amenée vers un horror movie plus pur. Le résultat, selon cette lecture, tranche franchement avec ce qui existait avant, tout en restant fidèle aux jeux.
Et il y a un détail qui compte. La fin de Resident Evil transforme son personnage principal en monstre. Terrain de jeu immense. À l’inverse, Cregger a expliqué que Barbarian n’appelait pas de suite, parce qu’il considère cette histoire comme trop « répugnante » pour ça. Pour Weapons, en revanche, le détour par Aunt Gladys lui a paru évident.
On comprend donc mieux sa position. Resident Evil lui offre ce que beaucoup de franchises promettent sans toujours le tenir, de l’espace. Pas mal de suites se contentent de répéter. Là, il voit déjà des bifurcations. Et à moyen terme, c’est peut-être ça le vrai signal, Hollywood aime les auteurs, à condition qu’ils sachent aussi laisser tourner la machine.