En bref
- Riddick a fêté ses 13 ans
- Le film réunissait déjà Diesel et Bautista
- Riddick: Furya reste toujours flou
Treize ans après sa sortie, Riddick reste un drôle de cas. Le film a bien relancé la saga de science-fiction de Vin Diesel le 6 septembre 2013, avec un vrai succès commercial, puis plus grand-chose. C’est là que le sujet devient intéressant, parce qu’on parle d’une franchise revenue au bon moment, avec les bons codes, mais sans lendemain concret jusqu’ici.
Une relance qui n’a jamais vraiment accouché
Le troisième volet a rapporté environ 90 millions d’euros (98,3 millions de dollars) pour un budget d’environ 35 millions d’euros (38 millions de dollars). Pas un carton délirant, mais largement assez pour justifier une suite. Et pourtant, le quatrième film voulu par Diesel n’a toujours pas vu le jour.
Le plus frappant, c’est le décalage entre les annonces et la réalité. Dès 2014, l’acteur expliquait que les ventes vidéo rendaient l’opération rentable. Puis il est revenu à la charge en 2016, 2019, 2022 et 2023. En 2023, l’annonce officielle de Riddick: Furya est bien tombée, avec le retour de David Twohy, réalisateur des trois films, et de Diesel. Depuis, rien de solide sur le casting, ni sur une date.
Pourquoi Riddick comptait dans la carrière de Vin Diesel
On réduit souvent Vin Diesel à Fast et Furious, alors que sa carrière s’est construite sur plusieurs terrains. Son premier vrai coup d’accélérateur vient de Steven Spielberg avec Saving Private Ryan, avant un rôle vocal dans The Iron Giant. Puis arrivent Pitch Black en 2000, The Fast and the Furious en 2001, la série XXX, et plus tard le MCU avec Les Gardiens de la Galaxie.
Bref, Riddick n’était pas un petit détour. C’était le retour d’une de ses autres franchises majeures, celle qui l’a installé dans la sci-fi pure.
Retour à l’ADN de Pitch Black
Après Pitch Black en 2000 puis The Chronicles of Riddick en 2004, ce troisième film revenait à une formule plus resserrée. Même idée de départ, ou presque. Un petit groupe coincé sur une planète mortelle, des créatures extraterrestres qui chassent, et Richard B. Riddick, toujours marqué par son opération qui lui donne une vision nocturne permanente mais l’oblige à se protéger de la lumière normale.
Cette fois, l’intrigue se déroule cinq ans après le film précédent. Riddick refuse de prêter serment à la foi des Necromongers, négocie avec Vaako, joué par Karl Urban, pour être conduit jusqu’à Furya, puis se fait trahir. Quand un signal de détresse attire des vaisseaux, le jeu se met en place. Autour de Diesel, on retrouve Matt Nable, Jordi Mollà, Katee Sackhoff et un Dave Bautista étonnamment réservé en lieutenant silencieux.
Avant Groot et Drax, déjà le même écran
C’est aussi ce qui donne au film une petite valeur pop culture en plus. Un an avant de se retrouver chez Marvel, Diesel et Bautista partageaient déjà l’affiche. Le premier deviendra la voix de Groot, le second jouera Drax.
Quand on regarde ça avec un peu de recul, Riddick ressemble à un pont. Entre l’action musclée des années 2000 et la mécanique franchise du cinéma moderne.
Furya existe sur le papier, pas encore au cinéma
Le projet doit ramener Riddick sur son monde d’origine, où les Furyans luttent pour leur survie face à un nouvel ennemi. Sur le papier, c’est logique. C’est même la suite attendue depuis longtemps. Mais après plus de trois ans sans avancée tangible depuis son annonce officielle, le doute s’installe quand même.
Diesel a bien partagé des images de coulisses. Sauf que pour l’instant, les seules nouvelles viennent surtout de ses réseaux sociaux. Même flou autour de Fast Forever, annoncé pour 2028 sans garantie réelle, et autour d’un possible retour vocal de Groot. Ce que raconte Riddick, au fond, c’est aussi ça: aujourd’hui, dans le cinéma de franchise, annoncer un film ne veut plus dire qu’il existe vraiment.