En bref
- Wildman imagine un Bigfoot en quête de vengeance
- Badlands a récupéré ce scénario horrifique
- L’ombre de John Wick plane sur le projet
Hollywood adore recycler les formules qui marchent. Mais quand une formule à la John Wick croise Bigfoot, là, on s’arrête deux secondes.
D’après The Hollywood Reporter, le scénario de Wildman vient d’être acquis par Badlands, un label consacré à l’horreur et au cinéma de genre, lancé en 2024 par Thunder Road Films. Le projet a été présenté en interne comme « John Wick mais avec Bigfoot ». Dit comme ça, on pourrait croire à une blague. En réalité, l’idée a quelque chose d’assez malin.
Un pitch de vengeance taillé pour attirer l’œil
Écrit par Jacob Rainer et repéré via un concours de scénarios horrifiques, Wildman suit la croisade violente de Bigfoot pour récupérer le corps de son petit frère, abattu par des chasseurs.
Le point intéressant est là. On ne parle pas d’un monstre qui traîne dans les bois pour faire sursauter trois campeurs, mais d’un récit de vengeance très frontal. Le cadre reste fantastique, bien sûr, sauf que la mécanique dramatique renvoie clairement au cinéma d’action contemporain.
Pourquoi la filiation avec John Wick n’est pas qu’un gimmick
Depuis 2014, John Wick a laissé une trace nette dans le cinéma d’action. Violence sèche, exécution lisible, mise en scène qui cherche un certain réalisme physique, et au centre, la présence impassible de Keanu Reeves. Pas mal de thrillers ont repris ce modèle.
Mais Wildman ne semble pas vouloir copier ce moule tel quel. C’est même l’inverse qui le rend intéressant. En remplaçant le tueur taciturne par une créature légendaire, le film tord la formule et l’emmène vers l’horreur. On garde l’élan de revanche, on change complètement la texture.
Badlands et Thunder Road, un détail qui compte
Ce projet n’arrive pas n’importe où. Badlands dépend de Thunder Road Films, la société dont une grande partie du succès récent est liée à la franchise John Wick.
Du coup, voir les mêmes dirigeants superviser un film nourri par cette influence a du sens. Surtout si le label promet de traiter aussi sérieusement sa dimension horrifique. Sur le papier, le pont entre action et genre peut tenir. Clairement, c’est le genre de détail qui change un simple pitch accrocheur en film à surveiller.
Bigfoot, monstre célèbre mais cinéma timide
Le plus frappant, au fond, c’est peut-être la place de Bigfoot au cinéma. Tout le monde connaît la créature, pourtant elle a eu très peu de films marquants. Et quand elle apparaît, c’est souvent du côté de la comédie ou du familial.
Ici, la promesse est autre. Un conte sanglant, plus noir, qui exploite enfin le potentiel inquiétant du mythe. Si Wildman va au bout de cette logique, ce ne sera pas seulement un énième dérivé de John Wick. Ce sera peut-être la preuve qu’un monstre ultra connu peut encore retrouver une vraie présence à l’écran, à condition de changer de regard sur lui.