En bref
- Netflix accueille discrètement Little Brother
- John Cena et Eric André portent la comédie
- 100 minutes, casting solide, avis partagés
Tout le monde cherche le film facile à lancer un soir de week-end. Celui qui ne demande pas vingt minutes d’adaptation, qui a un vrai visage d’affiche, et assez d’idée pour tenir jusqu’au bout. Sur ce terrain-là, Netflix a glissé presque sans bruit Little Brother, une comédie de Matt Spicer portée par John Cena et Eric André.
Un duo qui suffit presque à vendre le film
Il y a des castings qui font le travail avant même le premier gag. John Cena et Eric André, c’est un peu ça. L’un comme l’autre ont cette capacité à déclencher un rire rien qu’avec une présence, une gêne, un décalage. Ici, le film repose d’abord sur ce tandem, dans une formule de comédie à deux qui promet pas mal de chaos.
Le point de départ est simple, mais efficace. Cena joue un agent immobilier semi-célèbre qui voit réapparaître dans sa vie le jeune qu’il avait accompagné via le programme Big Brother and Big Sisters. Rien que cette base installe un potentiel de collision sociale et affective assez net.
Immobilier, télé-réalité et guerre de frères
Mais le film ne s’arrête pas là. Ce personnage doit aussi participer à une émission de télé-réalité où des figures de l’immobilier de New York s’affrontent. Dit comme ça, on voit déjà le carburant comique, humiliation publique, rivalités d’ego, et ce malaise très calibré qui peut faire mouche quand il est bien dosé.
L’autre idée plus savoureuse, c’est la relation fraternelle. Le héros tente d’exister face à son grand frère, magnat assumé de l’immobilier, incarné par Chris Meloni. Résultat, une dynamique de rivalité qui avait déjà de quoi tenir une comédie avant même d’y injecter l’énergie imprévisible d’André.
Et le ton, lui, ne fait pas semblant. Little Brother appuie franchement sur l’humour gras, parfois scatologique. Eric André y pousse loin son goût pour l’excès, et John Cena suit le mouvement. Bon, ce n’est visiblement pas qu’une mécanique de gags lourds, le film cherche aussi quelque chose de plus tendre autour de la famille et de deux personnages un peu cabossés.
Des avis partagés, mais de vrais atouts autour
La réception, elle, reste mitigée. L’échantillon d’avis sur Rotten Tomatoes est encore réduit, même si des critiques chevronnés comme Matt Zoller Seitz et Glenn Kenny y ont trouvé leur compte et jugé l’ensemble très drôle.
Le reste peut finir de convaincre les curieux. La photo est signée Brandon Trost, la musique vient de Dan Deacon, et le film tient en 100 minutes. Pas un mastodonte de prestige, clairement. Mais une comédie à l’ancienne, avec un vrai duo, un casting secondaire solide et ce mélange de sale gosse et de cœur qui manque parfois au catalogue de Netflix. Et à moyen terme, c’est peut-être ça qui compte, les plateformes ne manquent pas de nouveautés, elles manquent surtout de films qu’on repère vraiment.