En bref
- Jason Momoa apparaît enfin en Blanka
- Le film assume le côté le plus fou du jeu
- Kitao Sakurai pousse un ton très décalé
Adapter Street Fighter, ce n’est jamais seulement filmer des coups. Le vrai crash test, c’est de réussir un personnage comme Blanka sans faire semblant, sans l’édulcorer. Et le nouveau clip montre que le film a choisi une voie bien plus frontale.
Le test Blanka, celui qu’on attendait vraiment
Cette fois, on voit enfin Jason Momoa de près dans le rôle de Blanka, aussi appelé Jimmy. C’était l’un des paris les plus compliqués de cette version 2026, pour une raison simple, Blanka n’est pas un combattant un peu excentrique. C’est un Brésilien muté, transformé en créature à la peau verte, capable de produire de l’électricité avec son propre corps.
Dit comme ça, ça paraît presque trop. Justement. Le clip confirme que le film ne cherche pas à rendre ça sage ou vaguement crédible au sens classique du terme.
Un film qui choisit l’excès plutôt que la retenue
L’extrait met en scène le choc électrique de Blanka face à la boule de feu de Ryu. Rien que ce face-à-face résume l’approche. Le long-métrage semble prendre les éléments les plus outranciers du jeu et les assumer tels quels.
C’est important, parce qu’une adaptation de ce genre peut vite tomber dans un entre-deux un peu triste, ni sérieuse, ni vraiment délirante. Là, on comprend que Street Fighter veut jouer franc jeu avec sa mythologie, y compris ses personnages les moins humains.
Pourquoi ce détail compte pour le film entier
Ce bout de séquence en dit long sur la méthode de Kitao Sakurai. Le réalisateur, connu pour The Eric Andre Show et Bad Trip, semble garder ses réflexes comiques pour une adaptation très consciente de son absurdité, avec un ton décalé et presque moqueur par moments.
On pouvait imaginer un film d’action qui cache ses coins les plus bizarres. Ce n’est visiblement pas le cas. Et pour un Street Fighter attendu en 2026, dans la dernière ligne droite de l’été, ce choix compte pas mal. S’il tient cette promesse jusqu’au bout, le film ne sera peut-être pas l’adaptation la plus lisse. Mais ce sera sans doute une adaptation qui comprend enfin ce que ce jeu a de profondément excessif.