En bref
- Brand New Day réactive le conflit intérieur de Hulk
- Endgame avait rendu le personnage trop stable
- Le MCU retrouve enfin une vraie piste
Le vrai correctif n’est pas visuel, il est narratif. En ramenant Hulk à sa lutte intérieure dans Spider-Man: Brand New Day, le MCU répare un choix d’Avengers: Endgame qui avait peut-être bien clôturé un arc, mais qui bloquait la suite.
Le problème venait d’Endgame
Depuis longtemps, le cœur de Hulk, ce n’est pas ses ennemis. C’est Bruce Banner contre Hulk. Toute la mécanique du personnage repose là-dessus, déjà dans Hulk en 2003 puis dans The Incredible Hulk en 2008. Comme Marvel Studios ne contrôle pas les droits d’un film solo, détenus par Universal, cette évolution a surtout été racontée par morceaux, entre Thor: Ragnarok, Avengers: Infinity War et Avengers: Endgame.
Dans Infinity War, après sa défaite face à Thanos, Hulk refuse de sortir. Puis Endgame avance de cinq ans et présente Smart Hulk, fusion entre la force du monstre et l’intelligence de Banner. Sur le moment, ça marche. Comme point d’arrivée, même. Sauf qu’une fois la guerre intérieure effacée, il ne reste plus grand-chose à raconter.
Brand New Day casse la routine
C’est là que Spider-Man: Brand New Day trouve son idée. Après Endgame, Banner a conçu un inhibiteur pour garder son alter ego sous contrôle et circuler librement. Peter Parker, confronté à ses nouveaux traits d’araignée, cherche la même solution. Leur rencontre part de là.
Mais quand Jean Grey prend le contrôle de l’esprit de Banner et retire l’inhibiteur, le personnage redevient intéressant. Le film abandonne le Hulk calme et contrôlé pour retrouver le Savage Hulk, la version la plus brutale, la plus imprévisible aussi.
Le Hulk le plus spectaculaire revient
Et ça se voit tout de suite. Peter lâche même qu’il ne savait pas que Hulk pouvait devenir aussi grand. Cette incarnation n’avait plus vraiment été vue depuis Avengers: Age of Ultron, lors du combat contre Tony Stark en Hulkbuster. Dans Ragnarok, il était déjà ailleurs, champion de combat, presque installé, et même ami avec Valkyrie.
Or les meilleures scènes du personnage au cinéma restent souvent celles où il lâche tout, dans The Avengers en 2012 comme dans Age of Ultron. Le combat de Hulk contre Spider-Man et Punisher est présenté ici comme sa séquence la plus fun depuis des années. Pas mal de fans attendaient précisément ça.
Pourquoi ça compte pour la suite du MCU
Le plus intéressant est ailleurs. Le film précise que Hulk a été envoyé en service psychiatrique, et Bruce rappelle qu’il était opposé à l’idée d’un inhibiteur universel. Du coup, il pourrait très bien choisir de ne plus utiliser le sien.
Résultat, la tension entre Banner et Hulk revient au centre. Pas pour rejouer exactement les mêmes scènes, espérons-le, mais pour ouvrir autre chose, la perte de contrôle après une longue période de maîtrise, ou un Hulk qui refuse désormais toute nouvelle fusion façon Smart Hulk. La prochaine étape n’arrivera peut-être que dans Avengers: Secret Wars, voire plus tard. Et si Marvel Studios trouvait enfin un accord avec Universal, comme avec Sony pour Spider-Man, le personnage aurait enfin l’espace qu’il mérite. Spider-Man: Brand New Day est actuellement au cinéma.