En bref
- Trois romans SF arrivent cet automne
- Un titre a déjà son adaptation TV
- Premier contact, amour, timelines fracturées
La science-fiction aime changer de peau, et ces trois romans à venir le montrent bien. On est loin d’un simple empilement de vaisseaux, gadgets et apocalypse. Ici, la SF va chercher du côté du drame humain, du mystère et du récit à haute valeur visuelle. Forcément, l’idée d’une adaptation arrive presque tout de suite.
La SF qui arrive mélange les codes
Ce qui relie Wole Talabi, Chloe Benjamin et Emily St. John Mandel, ce n’est pas un sous-genre précis. C’est plutôt une façon d’utiliser la SF comme un terrain de jeu très large, capable d’englober le thriller, la romance ou la fable politique. Et clairement, ce sont souvent ces livres-là qui appellent l’écran avant même leur sortie.
Dans le lot, un projet a déjà pris de l’avance. Mais les deux autres ont, sur le papier, tout ce qu’il faut pour attirer un studio ou une plateforme.
Premier contact, mais pas version classique
Prévu pour le 27 octobre, The Fist of Memory de Wole Talabi coche d’abord la case du premier contact. Sauf que le livre ne s’arrête pas là. Son héros, Tope, est un tueur à gages. Autour de lui, on trouve aussi un guérisseur, un astronome, des vaisseaux extraterrestres incapables de communiquer, et un monde qui bascule pendant qu’une course contre la montre s’engage pour comprendre le lien entre tous ces éléments.
Le mélange est franchement séduisant. Invasion alien, science dure, réflexion sur l’humanité, la croyance et la philosophie, le tout porté par un trio improbable chargé, en gros, d’éviter la catastrophe. Sur grand écran, ça pourrait être très solide.
Une histoire d’amour au bord de la faille
Changement d’ambiance avec Under Story, attendu le 1er septembre. Chloe Benjamin part d’une base de recherche isolée en Antarctique, où Laurel, biologiste, se cache du monde en travaillant comme plongeuse. Puis son ex-mari Eli, physicien, rejoint la base après l’apparition d’une étrange lumière sur la glace.
Ce phénomène pourrait leur offrir une seconde chance. Pas vraiment du voyage temporel, plutôt un récit qui joue avec les univers parallèles et la physique pour raconter quelque chose de très intime. Il n’y a pas assez de romances en science-fiction, et celle-ci a l’air d’avoir la bonne échelle, personnelle sans perdre l’idée forte.
Le plus avancé, c’est déjà une série potentielle
Le cas de Exit Party est un peu différent. Certains discuteront sans doute son étiquette SF, mais avec ses timelines fracturées, ses doubles et son futur proche, le roman d’Emily St. John Mandel joue bien sur ce terrain. Sortie prévue le 15 septembre.
L’intrigue suit Ari Walker dans un Los Angeles d’un avenir proche, après l’effondrement des États-Unis. Une fête tourne mal, un sosie apparaît, l’hôte disparaît, et Ari part chercher des réponses. Le livre est présenté comme une histoire sur « le prix de la sécurité, les dangers de l’État de surveillance, un requiem pour un monde qui ressemble au nôtre, et un récit saisissant de résilience face à un changement cataclysmique ».
Et surtout, l’adaptation est déjà lancée. Plus tôt cette année, la division live-action de Laika a récupéré les droits pour en faire une série télé. Fruit Tree, la société d’Emma Stone, doit en assurer la production exécutive. On ne sait pas encore quand ni où la série arrivera. Mais ça dit quelque chose d’assez simple, la prochaine bataille du streaming se jouera aussi dans les librairies.