En bref
- Spider-Man vise le record domestique absolu
- Avatar reste la cible la plus compliquée
- Septembre peut encore gonfler ses recettes
Il ne reste presque plus rien à aller chercher à Spider-Man: Brand New Day. Et c’est justement ce qui rend sa course au box-office intéressante. Le film n’est plus dans la phase où il empile des gros chiffres pour impressionner, il est dans celle où il commence à menacer des sommets qu’on croyait bien installés.
Le dernier grand mur américain
Aujourd’hui, Spider-Man: Brand New Day a cumulé environ 794 millions d’euros au box-office domestique (863 346 542$). Cela suffit déjà pour dépasser Avengers: Endgame sur le marché américain et grimper à la deuxième place historique. Devant, il ne reste plus que Star Wars: The Force Awakens, avec environ 862 millions d’euros (936 662 225$).
L’écart, environ 67 millions d’euros (73 millions$), paraît massif vu de loin. Mais à ce niveau, ce n’est pas absurde. Surtout quand on regarde la courbe. Au jour 26 de son exploitation, The Force Awakens avait encaissé plus de 753 millions d’euros (819 millions$), soit déjà plus de 87% de son total final. Si Spider-Man affiche des jambes comparables, autrement dit une capacité à durer sur plusieurs semaines, il peut non seulement dépasser Star Wars, mais aussi viser un cap que personne n’a atteint aux Etats-Unis, soit environ 920 millions d’euros (1 milliard$) sur le seul marché domestique.
Bref, la vraie surprise n’est plus le carton. C’est son potentiel de fin de carrière.
Le plafond mondial s’appelle encore Avatar
A l’échelle mondiale, le décor change. Spider-Man: Brand New Day pointe pour l’instant à la sixième place de tous les temps et devrait dépasser Titanic d’ici la fin de semaine. C’est énorme. Mais le haut du classement devient beaucoup plus raide.
Avengers: Endgame occupe encore la deuxième place avec plus de 2,58 milliards d’euros (2,799 milliards$). Le film de Marvel garde d’ailleurs une petite sécurité, puisqu’une ressortie « encore » est prévue plus tard cette année avant Avengers: Doomsday. Spider-Man reste à un peu moins de 460 millions d’euros (500 millions$) de ce total, un retard que les marchés internationaux, comme le Royaume-Uni, la Corée du Sud, la Chine ou le Mexique, peuvent encore réduire.
Mais au sommet, il y a Avatar. Le film de James Cameron reste numéro 1 avec environ 2,69 milliards d’euros (2,923 milliards$), un score gonflé au fil de plusieurs ressorties. Et là, clairement, on n’est plus dans la même difficulté.
Pourquoi la fenêtre de septembre compte autant
Ce qui peut aider Spider-Man, c’est moins la ferveur du premier week-end que le calendrier. Avec la rentrée, septembre s’annonce assez creux côté grosses nouveautés. Il y aura bien l’arrivée de Resident Evil, mais les quatre prochaines semaines ressemblent surtout à un couloir occupé par des ressorties et des films qui arrivent avec peu d’élan, y compris Practical Magic 2.
Du coup, l’absence de concurrence frontale, ajoutée à un week-end férié de quatre jours à venir, laisse encore de l’air au film. C’est important, parce qu’un record domestique se joue souvent là, sur la durée, pas sur le bruit. Et pour Hollywood, voir un blockbuster tenir ainsi en salles raconte aussi autre chose, la salle n’a peut-être pas dit son dernier mot.