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Sans George Lucas, Dolly Parton tenait le plus gros hit de 1980

Pop Culture > Films > George Lucas
Par Morgan Fromentin,  publié le 13 juin 2026 à 11h00.
Pop Culture
Star Wars

Image d'illustration. Star WarsDisney / PR-ADN

Sans L’Empire contre-attaque, 9 to 5 aurait fini numéro 1 au box-office américain en 1980. Un détail qui dit beaucoup sur le cinéma populaire de l’époque.

En bref

  • 9 to 5 aurait dominé 1980 sans Star Wars
  • Le film a rapporté environ 95 euros (103$) millions
  • Dolly Parton y signe des débuts décisifs

On retient 1980 pour Star Wars. Pourtant, cette année-là, une comédie de bureau a failli finir tout en haut. Sans George Lucas et L’Empire contre-attaque, 9 to 5 aurait très probablement été le plus gros succès américain de l’année. Le genre de détail qui remet un peu d’ordre dans la mémoire pop.

Le film qu’on oublie face au rouleau compresseur Star Wars

Le contraste est frappant. L’Empire contre-attaque a survolé le box-office 1980, avec plus de 100 millions de dollars d’avance sur son poursuivant. Personne ne suivait ce rythme. Ni les comédies de l’époque, ni les titres qu’on imagine aujourd’hui plus hauts dans le classement.

Mais si la suite de Star Wars avait glissé à 1981, le paysage changeait complètement. Le numéro 1 aurait été 9 to 5, loin d’être un petit phénomène oublié. Et ça raconte quelque chose de simple, presque contre-intuitif : le public de 1980 pouvait faire d’un film sur le travail, le sexisme ordinaire et la revanche sociale un immense rendez-vous populaire.

Trois actrices, un patron toxique, et un public prêt

Le point de départ est limpide. Trois secrétaires à bout, jouées par Jane Fonda, Lily Tomlin et Dolly Parton, affrontent leur patron lubrique incarné par Dabney Coleman. Dit comme ça, on pourrait craindre la démonstration lourde. Ce n’est pas le cas.

Le film de Colin Higgins s’installe d’abord par sa chanson d’ouverture, portée par Parton, qui donne immédiatement le ton. Colère, énergie, fatigue aussi. On comprend très vite dans quelles chaussures inconfortables marchent les héroïnes. Et on comprend tout aussi vite pourquoi le public avait envie de voir ce trio contre-attaquer.

Pourquoi Dolly Parton a changé l’équilibre du film

Au départ, l’attention allait naturellement vers Fonda, star oscarisée, et vers Tomlin. Parton, elle, débutait au cinéma. C’était l’inconnue. Résultat ?

C’est justement elle qui a créé la surprise. La source insiste sur un point : personne n’attendait qu’elle tienne à ce niveau comique, et pourtant elle égalait ses partenaires. Mieux, elle portait une part essentielle de la colère du film, celle qui donne du relief à sa charge contre les abus de pouvoir. Bon, on parle d’une comédie, mais sa morsure vient aussi de là.

Un carton qui raconte aussi la fin d’une époque

Les chiffres résument bien l’affaire. 9 to 5 a engrangé environ 95 millions d’euros (103$) pour un budget d’environ 9 millions d’euros (10$). C’est énorme. À l’époque, un film passant à peine la barre des 100 millions pouvait encore viser la première place annuelle, comme Kramer vs. Kramer l’avait fait en 1979 avec environ 98 millions d’euros (106$).

Et c’est sans doute ce qui rend ce cas intéressant aujourd’hui. Derrière l’ombre immense de Lucas, on voit un autre Hollywood, où une comédie adulte, portée par des femmes et ancrée dans le quotidien du travail, pouvait presque régner sur toute l’année. Pas juste un succès. Un signal culturel.

Le Récap
  • En bref
  • Le film qu’on oublie face au rouleau compresseur Star Wars
  • Trois actrices, un patron toxique, et un public prêt
  • Pourquoi Dolly Parton a changé l’équilibre du film
  • Un carton qui raconte aussi la fin d’une époque
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