En bref
- Paramount Pictures miserait sur Danny McBride
- G.I. Joe redevient un vrai enjeu de franchise
- Son mélange des tons peut faire la différence
On connaît surtout Danny McBride pour la comédie. Et c’est justement ce qui rend son arrivée sur G.I. Joe intéressante, pas incohérente. Quand un studio comme Paramount Pictures cherche à relancer une licence de cette taille, il ne cherche pas seulement un exécutant, il cherche quelqu’un capable de donner une couleur.
Un choix qui surprend moins qu’il n’en a l’air
D’après The Hollywood Reporter, McBride devrait prendre les commandes du prochain film G.I. Joe, le premier pour le grand écran depuis, techniquement, Snake Eyes. Sur le papier, oui, le choix déroute un peu. Le nom renvoie d’abord à Kenny Powers, Fred Simmons ou Jesse Gemstone, pas à une escouade militaire vendue comme les Real American Heroes.
Mais si vous regardez son parcours de plus près, l’idée tient. McBride n’est pas seulement un acteur comique, c’est aussi un vrai amateur de cinéma de genre. Il a coécrit Your Highness, hommage assumé aux films d’heroic fantasy des années 1980, et il a aussi validé ses réflexes côté horreur avec la trilogie Halloween produite par Blumhouse.
Paramount ne joue pas juste avec la nostalgie
Ce qui se passe ici raconte aussi autre chose. Paramount Pictures développe actuellement deux nouveaux longs métrages G.I. Joe, l’un écrit par Max Landis, l’autre par Danny McBride. Et visiblement, l’élan du public allait plutôt vers McBride.
Le studio aurait donc suivi ce signal. Ce n’est pas anodin. Paramount a besoin de franchises, et G.I. Joe reste l’une de ses propriétés intellectuelles les plus prometteuses. Bon, ça veut aussi dire une chose très simple, le film ne sera pas traité comme une petite tentative nostalgique. On peut s’attendre à un investissement massif, donc à une pression énorme sur le réalisateur.
Son vrai test, ce sera la gestion des tons
C’est là que le profil de McBride devient pertinent. Ce serait son premier long métrage comme réalisateur, donc le pari existe, clairement. Mais il a déjà montré sur The Righteous Gemstones qu’il savait tenir plusieurs registres à la fois, avec des épisodes qu’il a lui-même mis en scène et qui incluaient des séquences d’action solides.
Le vrai enjeu n’est pas de savoir s’il peut faire drôle ou sérieux. C’est de voir s’il peut faire les deux sans casser la machine. G.I. Joe a besoin d’un film qui assume son ADN pop sans virer à la parodie. Si Paramount Pictures lui laisse cet espace, ce choix pourrait dire quelque chose de plus large sur la manière dont Hollywood relance ses vieilles licences, en cherchant moins des techniciens interchangeables que des auteurs capables de tenir un ton.