En bref
- Danny McBride garde la main sur le nouveau G.I. Joe
- Le film adapterait l’arc culte Springfield
- Le ton visé est action et suspense
Le prochain G.I. Joe ne part pas d’une page blanche. Et c’est sans doute sa meilleure idée. Après des années à tourner autour d’un reboot, d’un crossover avec Transformers ou d’un redémarrage plus ou moins flou, le projet semble enfin tenir sur quelque chose de concret, une intrigue précise venue des années 1980.
Un reboot qui choisit enfin une histoire
Il fallait bien sortir du brouillard. Les deux marques, G.I. Joe et Transformers, ont vu leur poids de blockbuster s’éroder dans les années 2010 après plusieurs ratés. Là où Transformers a tenté de se réinventer, en live avec Transformers: Rise of the Beasts puis en animation avec Transformers One, G.
I. Joe s’est surtout pris le mur, notamment avec Snake Eyes: G.I. Joe, gros échec au box-office en 2021.
Pendant un temps, la fin de Rise of the Beasts laissait croire à une fusion des deux univers. Trois ans plus tard, rien. À la place, Paramount relance séparément les deux franchises. Depuis février, on sait qu’un nouveau film G.I. Joe avance avec deux scripts concurrents, l’un signé Max Landis, l’autre par Danny McBride. Le premier a finalement été écarté. Le second, lui, est toujours en jeu.
Springfield, le piège parfait pour relancer G.I. Joe
Le point intéressant, c’est la base choisie. Danny McBride a expliqué qu’il s’appuie sur A Nice Little Town Like Ours, un arc classique des comics Marvel des années 1980, aussi adapté dans le dessin animé sous le titre There’s No Place Like Springfield.
L’idée est simple, et très efficace. Un membre des Joes arrive dans une petite ville qui semble idéale, presque trop normale. Puis le décor craque. Toute la ville est en réalité une base de Cobra, peuplée par l’ennemi. McBride dit suivre Duke et un groupe d’autres Joes, et précise que l’action du film se déroulera dans cette ville secrètement contrôlée par Cobra.
McBride ne part pas sur une parodie
C’est là que le projet surprend un peu. McBride, qu’on associe volontiers à son humour noir, dit pourtant avoir écrit quelque chose de très premier degré. Il parle d’un film ancré, pas d’une comédie, avec du suspense, de l’action et une vraie dynamique d’ensemble.
Son attachement à la licence ne semble pas fabriqué. Il raconte que G.I. Joe était son obsession d’enfant, même devant Star Wars, qu’il possède encore ses personnages, que son fils n’en a pas voulu, mais que sa fille, elle, joue avec Gung-Ho et Snake Eyes sous la douche parce qu’elle aime les robots. Détail un peu drôle, quand même.
Le vrai défi, ce n’est pas la nostalgie
Mais reprendre le G.I. Joe: A Real American Hero des années 1980 n’a rien d’automatique. La série animée avait un côté pulp assumé, avec Cobra Commander, Destro et des armes à lasers flashy, en partie parce que Hasbro devait contourner les limites d’un dessin animé militaire pour enfants.
Au fond, le cœur de la série restait plus sec que son emballage. Les Joes formaient une unité militaire d’élite affrontant Cobra, entre terrorisme, trafic d’armes et savants fous, avec un sous-texte géopolitique jamais frontal. C’est précisément ce dosage qui rend Springfield pertinent aujourd’hui. Pas juste pour flatter les fans, mais parce qu’il offre enfin à G.I. Joe une idée de cinéma. Et ce n’est pas rien.