En bref
- The Odyssey viserait plus de 184 M€ mondiaux
- Ce serait le meilleur départ de Nolan depuis 2012
- Universal profite d’une concurrence très faible
Plus de 184 M€ au lancement mondial, environ 78 à 92 M€ rien qu’aux États-Unis. Pour Christopher Nolan, The Odyssey s’avance comme un test grandeur nature, et pas un petit.
Selon les projections relayées par Deadline, le film viserait entre environ 78 et 92 M€ (85-100 M$) sur son premier week-end domestique, auxquels s’ajouteraient environ 101 M€ (110 M$) à l’international. Si la trajectoire se confirme, le total de départ dépasserait environ 184 M€ (200 M$). Ce serait le meilleur lancement de Nolan depuis The Dark Knight Rises, sorti en 2012. Et oui, au-dessus du démarrage d’Oppenheimer, qui avait ouvert à environ 76 M€ (82,4 M$).
Un sommet que Nolan n’a plus touché depuis Gotham
On connaissait déjà la force d’attraction de Nolan. Mais il y a une nuance importante. Ses plus gros départs restent liés à Batman, ce qui n’a rien d’étrange quand on parle d’un personnage aussi massif dans la culture populaire. Là où The Odyssey intrigue vraiment, c’est qu’il pourrait devenir son premier film à passer le cap des 100 M$ domestiques depuis la fin de sa trilogie super-héroïque.
C’est d’autant plus notable que le cinéaste a déjà enchaîné les succès hors comics. Inception avait installé l’idée qu’un film pouvait se vendre d’abord sur son nom. Même Tenet, en pleine pandémie, avait fini à environ 346 M€ (376,5 M$) dans le monde. Bref, l’homme attire, même avec des propositions moins faciles à résumer en une affiche.
Universal a vendu un événement, pas juste un film
Ce qui fait grimper les compteurs, ce n’est pas seulement la signature Nolan. Universal a très bien emballé The Odyssey comme un grand rendez-vous de salle. L’annonce du projet avait déjà lancé la machine. Puis les billets IMAX, mis en vente un an à l’avance et vite épuisés, ont ajouté cette sensation assez précieuse aujourd’hui, celle qu’il faut réserver tôt sous peine de regarder le train passer.
Les bandes-annonces ont joué une partition fine. Elles montrent l’échelle, l’ampleur, le souffle épique, sans trop lâcher sur les éléments mythologiques. C’est malin, parce qu’on vend la taille du spectacle tout en gardant la promesse de surprise. Il y a bien eu du bruit en ligne contre le film, mais les prévisions indiquent que cela n’a pas vraiment pesé sur le grand public.
Un été faible, et un film qui capte toute la lumière
Autre détail qui compte, et pas qu’un peu, The Odyssey arrive avec très peu d’obstacles sur sa route. Pas d’équivalent à Barbenheimer cette fois. Pas d’autre mastodonte attendu le même jour pour lui mordre des séances. Dans un paysage où plusieurs grosses sorties ont déçu, notamment Supergirl et Moana, le film prend la place du spectacle à voir.
Il part pourtant avec deux handicaps classiques, un classement R et une durée de trois heures. L’un réduit le public potentiel, l’autre limite le nombre de séances quotidiennes. Sur le papier, ça devrait freiner. Dans les faits, les premières réactions très positives et l’aura de Nolan peuvent suffire à contourner ces limites. Si cela se confirme, ce ne sera pas seulement une belle ouverture, mais un rappel assez net de ce que vaut encore une promesse de cinéma pensée pour la salle.