George Lucas revient au cinéma, loin de Star Wars et près des Minions

Vingt et un ans après sa dernière apparition au cinéma, George Lucas revient, mais pour prêter sa voix à un film Minions.

Des Minions et des Monstres
Image d'illustration. Des Minions et des Monstres — Universal / PR-ADN
  • George Lucas prête sa voix à Minions et Monsters
  • Son dernier rôle au cinéma remontait à 21 ans
  • Le film rend hommage au vieil Hollywood

Le clin d’œil est assez savoureux. George Lucas revient au cinéma cet été, mais pas dans Star Wars. Le créateur de Star Wars et d’Indiana Jones a choisi de prêter sa voix à Minions et Monsters, un choix plus logique qu’il n’en a l’air quand on regarde ce que le film veut raconter.

Un retour discret, presque caché

L’information a surgi dans un papier d’ABC News consacré à Chris Meledandri, fondateur et patron d’Illumination. Le média y glisse simplement que George Lucas participe au film en lui prêtant sa voix.

On ne sait pas encore quelle place il aura vraiment. Mais si son nom est mis en avant, on peut imaginer qu’il ne s’agit pas d’un souffle perdu au fond d’une scène. Ce serait déjà plus que dans Beverly Hills Cop III, où il apparaissait comme un homme déçu et lâchait juste « Hey! ».

Surtout, cela marque son retour à l’écran, au sens large, après 21 ans. Sa dernière apparition dans un film remontait à La Revanche des Sith, où il jouait Baron Papanoida, son seul caméo dans la saga Star Wars (avec, détail très pop culture, sa propre figurine). Avant ça, il avait aussi fait des passages non crédités dans Indiana Jones et le Temple maudit, Hook et Men in Black.

Le film des Minions joue la carte Hollywood

Ce troisième film n’emmène pas les Minions derrière Gru, ni au service d’un autre maître. Cette fois, les petites créatures jaunes deviennent des cinéastes dans l’âge d’or de Hollywood.

Le gros morceau du récit, c’est leur idée d’invoquer un bébé Cthulhu pour en faire la pièce centrale de leur propre film. Résultat, un projet qui ressemble moins à une simple suite qu’à une lettre d’amour au vieux cinéma. La bande-annonce avait déjà confirmé des apparitions de Buster Keaton, Harold Lloyd et Charlie Chaplin, avec aussi les Keystone Cops.

Bref, le décor compte presque autant que la blague.

Pourquoi ce détour a du sens pour Lucas

On associe souvent George Lucas à l’homme des coulisses. Et il y a de quoi. Entre Industrial Light et Magic, Skywalker Sound et THX, il a durablement changé la manière de fabriquer les films. Pas mal pour quelqu’un qu’on voit si peu devant la caméra.

Mais toute sa carrière raconte aussi autre chose, son attachement au vieil Hollywood. Les serials du samedi qu’il adorait enfant ont nourri directement Star Wars comme Indiana Jones. C’est là que le choix de Minions et Monsters devient parlant. Même s’il a bousculé le système des studios avec ses propres sociétés, Lucas a toujours gardé un pied dans les classiques.

Et c’est peut-être ça, le plus intéressant. Son retour ne dit pas grand-chose sur Star Wars, mais il rappelle d’où vient vraiment son imaginaire, un cinéma ancien qui continue, encore aujourd’hui, à nourrir les franchises les plus modernes.