En bref
- Resident Evil durerait 1 h 35
- Zach Cregger promet un film lancé à fond
- Un format court, mais logique
Les blockbusters adorent prendre leur temps. Deux heures, parfois bien plus, avec l’idée qu’une franchise doit forcément gonfler pour paraître importante. Le nouveau Resident Evil, lui, semble partir dans l’autre sens. Et franchement, ce n’est pas la piste la moins intéressante.
La fiche du film sur AMC indique une sortie au 18 septembre, une classification R et surtout une durée de 1 h 35. Pour un film estampillé franchise, c’est court. Très court, même, si on le compare aux habitudes de mastodontes comme DC ou le MCU, où les récits dépassent volontiers les deux heures.
À contre-courant des films qui s’étirent
C’est là que le choix intrigue. Beaucoup attendaient sans doute un film plus proche des deux heures, presque par réflexe. Or cette durée resserrée dit autre chose. Elle suggère un reboot qui ne cherche pas à tout contenir, ni à se donner une ampleur artificielle juste parce que la marque Resident Evil le permet.
On peut y voir une petite déception immédiate, oui. Payer sa place pour moins de cent minutes, ça fait tiquer. Mais dans un registre mêlant action et tension, une durée courte peut aussi être une forme de discipline. Pas de gras. Pas de détours inutiles.
Le projet semble suivre exactement la promesse de Cregger
Ce timing colle surtout avec ce que Zach Cregger a déjà laissé entendre. Le réalisateur a expliqué que le film suivrait un personnage « d’un point A à un point B ». Dit autrement, une trajectoire simple, directe, avec un démarrage rapide et un rythme tenu du début à la fin.
Bon, sur le papier, 1 h 35 valide presque cette promesse. Si la durée affichée par AMC est bien la bonne, le film n’aura de toute façon pas beaucoup de marge pour s’arrêter trop longtemps. Le reboot semble donc assumer une narration tendue, plus proche de la course que de la promenade.
Moins de minutes, mais peut-être moins de gras
Il y a un autre point à ne pas perdre de vue. Ce nouveau Resident Evil ne reprendrait pas directement l’intrigue d’un jeu précis. Le film raconterait sa propre histoire, tout en restant dans le même univers. Ce choix ouvrait la porte à deux options, soit étirer le récit pour installer beaucoup d’éléments, soit aller à l’essentiel.
Visiblement, Zach Cregger préfère la deuxième voie. Et pour ce type de reboot, c’est sans doute la plus saine. Une histoire compacte a plus de chances d’enchaîner les moments forts qu’un film plus long rempli de scènes de liaison assez plates. Bref, la vraie question n’est pas de savoir si 1 h 35, c’est peu. C’est de savoir si Resident Evil transforme cette contrainte en moteur. Si oui, ce reboot pourrait rappeler quelque chose d’assez simple, un film de franchise n’a pas besoin de durer longtemps pour laisser une trace.