En bref
- Chris Evans revient dans Avengers: Doomsday
- Le choix divise, entre hype et vraie logique
- Steve Rogers reste crucial pour le MCU
Le retour de Steve Rogers dans Avengers: Doomsday pose une question assez simple. Est-ce que Marvel Studios ressort un visage familier pour faire monter la température, ou est-ce que le personnage compte encore vraiment dans l’équilibre du MCU ? La réponse, du côté de l’histoire, penche quand même vers la seconde option.
Un retour qui relance le procès de la nostalgie
Dans la bande-annonce de Avengers: Doomsday, Chris Evans réapparaît pour la première fois depuis Avengers: Endgame. On le voit rejoindre l’appel désespéré de Thor, incarné par Chris Hemsworth, face à une menace multiverselle présentée comme Victor von Doom, joué par Robert Downey Jr.. Et il récupère aussi Mjolnir, preuve qu’il reste digne de manier le marteau.
Le moment est fort, oui. Mais il a aussi réveillé une critique très visible autour du film. Pour ses détracteurs, Marvel Studios miserait surtout sur un ancien pilier pour créer de la hype, alors que Steve avait pris sa retraite à la fin de Endgame. Bref, le studio parie sur une valeur sûre, et ce pari dit aussi une chose, Captain America reste un repère pour des millions de spectateurs.
Avant les pouvoirs, la preuve
Si Steve Rogers a gardé ce statut, ce n’est pas seulement grâce à son bouclier. Dans Captain America: The First Avenger, bien avant de devenir un super-soldat, il se jette sur une grenade pendant un exercice. Les autres recrues se mettent à couvert. Lui non.
Cette scène tranche le débat entre le colonel Chester Phillips, joué par Tommy Lee Jones, et le docteur Abraham Erskine, incarné par Stanley Tucci. Le premier regarde la puissance physique, le second cherche une solidité morale. Le test règle la question. Steve accepte de mourir pour sauver les autres, alors même qu’il n’a encore aucun pouvoir.
Quand la bagarre dit autre chose
Le meilleur combat de Captain America n’est peut-être pas là où on le croit. Dans Captain America: The Winter Soldier, Steve comprend, au fil des étages, que l’ascenseur se remplit d’agents de SHIELD venus l’arrêter. Parmi eux, Brock Rumlow, joué par Frank Grillo.
La scène dure environ trois minutes, dans un espace minuscule, contre neuf hommes entraînés, avec son bras bloqué et son bouclier arraché. Sauf que le détail important n’est pas la chorégraphie, pourtant très bonne. Juste avant que ça parte, Steve laisse une porte de sortie. Il ne frappe qu’après le refus. Chez lui, le combat n’est jamais le premier réflexe.
Le moment où il lâche le symbole
Le vrai sommet du personnage arrive sans doute dans Captain America: Civil War. Après la fracture autour des Sokovia Accords, le face-à-face final dans le bunker de HYDRA, en Sibérie, révèle que Bucky Barnes, sous contrôle mental en tant que Winter Soldier, a tué les parents de Tony Stark.
Tony, joué par Robert Downey Jr., attaque aussitôt pour tuer Bucky. Steve l’arrête, puis, quand tout se termine, laisse le bouclier au sol après que Tony lui a lancé qu’il ne le méritait pas. Pas de grand discours. Juste un geste. Et c’est probablement pour ça que son retour aujourd’hui pèse autant, le MCU ne rappelle pas seulement un héros, il rappelle une boussole.