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Obsession ridiculise Star Wars au box-office, et ce n’était pas prévu

Pop Culture > Films > Box-office > The Mandalorian and Grogu
Par Morgan Fromentin,  publié le 13 juin 2026 à 13h00.
Pop Culture
Obsession

Image d'illustration. ObsessionObsession / PR-ADN

Le petit film d’horreur Obsession dépasse The Mandalorian and Grogu aux États-Unis. Un revers parlant pour Star Wars et pour l’été cinéma.

En bref

  • Obsession dépasse The Mandalorian and Grogu aux États-Unis
  • Budget minuscule, bouche-à-oreille énorme
  • Star Wars paie un manque d’urgence

Un film d’horreur à environ 692 000 euros (750 000 $) vient de faire mieux, aux États-Unis, que le premier nouveau Star Wars sorti au cinéma depuis sept ans. Rien que cette phrase aurait semblé absurde il y a encore quelques semaines.

Un dépassement qui dit beaucoup

À l’heure où les gros films d’été étaient censés reprendre la main, c’est Obsession qui s’impose dans la conversation. Le film affiche désormais environ 148 millions d’euros (161.2 M$) au box-office américain, contre environ 146 millions d’euros (158.3 M$) pour The Mandalorian and Grogu, d’après Box Office Mojo.

Le plus frappant, ce n’est même pas l’écart. C’est ce qu’il représente. D’un côté, un projet indépendant minuscule. De l’autre, une sortie studio majeure, adossée à Disney, à Lucasfilm et à une marque qui vit normalement très bien sur grand écran.

Dans le monde, le match reste plus serré qu’aux États-Unis, mais The Mandalorian and Grogu garde l’avantage avec environ 272 millions d’euros (296.1 M$), contre environ 216 millions d’euros (234.5 M$) pour Obsession.

Pourquoi le petit film a pris tout le monde de vitesse

L’horreur, au box-office, a toujours été un genre solide. Mais là, on parle d’autre chose. Obsession n’était pas vendu comme un mastodonte de l’été. Le film avait fait parler de lui au Toronto International Film Festival, sans plus. En gros, on l’imaginait plutôt comme une alternative pour le public horreur, pas comme un phénomène.

Et puis le bouche-à-oreille a pris. Très vite. La promesse du film, sa mécanique, et surtout sa performance centrale ont transformé la curiosité en réflexe d’achat. On a vu le schéma classique des vrais succès organiques, bonne tenue semaine après semaine, sentiment de FOMO, envie de le vivre en salle avec une foule.

Le vrai problème de Star Wars n’est pas l’écran, c’est le désir

Sur le papier, The Mandalorian and Grogu avait pourtant le bon costume. Retour de Star Wars au cinéma, sortie sur un week-end férié, dimension familiale, diffusion IMAX. Le genre de configuration qui, d’habitude, assure au moins une trajectoire confortable.

Mais le désir n’a pas suivi. La campagne marketing n’a jamais vraiment imposé l’idée d’un rendez-vous. Puis les critiques ont installé une image assez tiède, un film amusant, pulp, mais pas essentiel. Résultat, pas mal de spectateurs ont visiblement estimé qu’ils pouvaient attendre le streaming.

C’est là que le contraste devient intéressant. Le film le plus pensé pour le grand écran n’a pas créé d’urgence. Le petit film, lui, est devenu un événement.

Et maintenant, le match peut encore bouger

La suite se joue surtout à l’international. The Mandalorian and Grogu reste devant dans le monde, mais il semble avoir déjà encaissé l’essentiel de ses recettes. Avec l’arrivée de Disclosure Day, Toy Story 5 et Supergirl ce mois-ci, il devrait perdre des écrans.

Obsession, lui, a encore une carte simple, mais puissante, être aujourd’hui le plus gros film d’horreur en circulation. Et ce genre de dynamique compte, parce qu’elle dépasse le box-office du week-end. Elle dit aussi ce qui pousse vraiment les gens à sortir de chez eux, non pas la taille d’une franchise, mais le sentiment de rater quelque chose.

Le Récap
  • En bref
  • Un dépassement qui dit beaucoup
  • Pourquoi le petit film a pris tout le monde de vitesse
  • Le vrai problème de Star Wars n’est pas l’écran, c’est le désir
  • Et maintenant, le match peut encore bouger
En savoir plus
  • Jurassic World Rebirth a relancé la saga, pas encore sa suite
  • Star Wars remet enfin en scène un vaisseau coupé depuis douze ans
  • Après Disclosure Day, le Spielberg à revoir n’est pas E.T.
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