L’influence d’Isaac Asimov derrière un échec de science-fiction avec Sean Connery au cinéma

Image d'illustration. MétéoreMeteor Joint Venture / PR-ADN
Si Isaac Asimov a inspiré un célèbre film de science-fiction mettant en vedette Sean Connery, l’auteur n’en est pourtant pas le scénariste. Malgré cette influence littéraire, le long-métrage a connu un échec retentissant au box-office.
Tl;dr
- « Météore » inspiré d’Isaac Asimov, mais décevant.
- Échec critique et financier malgré une équipe prestigieuse.
- L’influence d’Asimov s’est arrêtée à l’idée de départ.
Une inspiration signée Asimov… mais très indirecte
Peu nombreux sont ceux qui associent spontanément le nom d’Isaac Asimov au film catastrophe « Météore ». Pourtant, à l’origine, c’est bien un article du célèbre auteur de science-fiction paru dans le Saturday Review qui a planté la première graine du projet. Cet essai, imaginant la destruction d’une grande ville par des météorites, inspire alors le producteur Theodore Parvin. Cependant, l’implication d’Asimov s’arrête là : il n’a joué aucun rôle dans l’écriture du scénario ou la production. Un détail qu’il aurait sans doute préféré tant le résultat final s’est révélé décevant.
Derrière la caméra, une équipe de prestige… en vain
Le projet prend forme avec l’arrivée du scénariste chevronné Edmund H. North, auréolé d’un Oscar pour « Patton » et déjà rompu aux adaptations de science-fiction avec « Le Jour où la Terre s’arrêta ». North s’appuie aussi sur un rapport du MIT datant de 1968, où des étudiants imaginaient comment détourner un astéroïde menaçant. Leur idée — envoyer six ogives nucléaires — servira de base à l’intrigue principale : sauver la Terre d’une collision imminente grâce à une coopération américano-soviétique. Malgré cette équipe aguerrie et un budget conséquent, l’alchimie n’a pas opéré.
Sean Connery et le pari risqué du film catastrophe
Après « Zardoz », déjà mal accueilli, Sean Connery tente à nouveau sa chance dans la science-fiction avec « Météore ». Il y campe le Dr Paul Bradley, chargé de coordonner les efforts pour dévier un astéroïde géant aux côtés de son homologue soviétique (Brian Keith) et de sa collaboratrice (Natalie Wood). Le scénario promettait suspense et rivalités diplomatiques en pleine Guerre froide.
Pourtant, ce cocktail n’a guère séduit. Plusieurs éléments expliquent cet échec :
- Suspense jugé poussif et personnages peu travaillés.
- Dépassements budgétaires liés aux effets spéciaux.
- Bénéfices en demi-teinte : 8,4 millions rapportés pour 16 millions investis.
Bilan : quand l’héritage d’Asimov frôle la sortie de route
À rebours des œuvres majeures d’Isaac Asimov, « Météore » ne restera qu’un faux départ cinématographique. Peu convaincant tant pour la critique que pour le public, il illustre les limites des grandes idées mal exploitées à l’écran. On retiendra surtout que le maître de la science-fiction peut dormir tranquille : son influence sur cette mésaventure hollywoodienne fut plus anecdotique qu’effective.