En bref
- Les portails noirs ont enfin une fonction
- Ils pourraient plier l’espace, voire davantage
- Leur portée change toute l’intrigue
Ce n’est plus un simple détail visuel. Avec son épisode 3, Lanterns transforme ses portails noirs en élément central, et la série devient tout de suite plus inquiétante. Parce qu’on ne parle pas juste d’un effet SF un peu chic, mais d’une technologie qui pourrait étendre un complot à l’échelle du globe, ou cacher bien pire.
Une série qui rebat ses cartes à chaque épisode
Depuis le début, Lanterns avance de façon assez rare pour une série de super-héros. Chaque épisode recontextualise le précédent. Le troisième fait encore plus fort, puisqu’il sert d’histoire d’origine à John Stewart et change radicalement la lecture du personnage.
On découvre que John Stewart a été préparé toute sa vie à devenir un Green Lantern. Pas au sens romantique du héros qui trouve sa vocation, non. Il a été façonné par ses parents pour correspondre à l’idée que les Guardians se faisaient du Lantern parfait, quelque chose de très discipliné, presque déshumanisé. Et c’est dans ce cadre qu’un autre secret des Guardians émerge.
Ces portails noirs ressemblent à des raccourcis cosmiques
Les bandes-annonces montraient déjà ces ouvertures noires, sans expliquer ce qu’elles faisaient. Cette fois, John Stewart interagit directement avec l’une d’elles, et l’idée la plus logique est assez claire.
La série avait déjà posé que les Guardians maîtrisent l’espace, et sans doute aussi le temps. Dans l’épisode 2, John Stewart découvre même que Hal Jordan possède sa propre dimension de poche pour y stocker la Lantern. Du coup, voir apparaître ce qui ressemble à des trous de ver n’a rien d’incohérent. Depuis chaque côté, ces portails sont totalement noirs, probablement parce qu’aucune lumière ne s’en échappe, et ils peuvent transporter des objets ou des personnes sur une distance qu’on ignore encore.
Le test de peur dit presque plus que la technologie
Lors d’un flashback, un Guardian non identifié soumet John Stewart à une épreuve. Il traverse le portail, sans savoir où il va, et se retrouve aussitôt dans ce qui semble être un centre commercial abandonné.
La scène est maligne. Narrativement, cet endroit agit comme un « espace liminal », suspendu entre le cosmique et le très terrestre. Surtout, les Lanterns l’utilisent comme test de peur. John Stewart chute d’une grande hauteur avant d’atterrir sur des matelas préparés à l’avance. Résultat ? La technologie impressionne, mais la méthode raconte surtout à quel point les Guardians contrôlent, manipulent et fabriquent leurs recrues.
Le vrai danger pourrait être ailleurs que dans le portail
Reste une inconnue, et elle compte. Ce centre commercial est-il réel ? Rien ne l’assure. Les Guardians savent déjà se dissimuler, donc on ne peut pas écarter l’idée qu’ils aient créé un faux décor, une dimension de poche pensée pour déstabiliser celui qui y entre.
Et là, l’affaire prend une autre ampleur. Les images déjà vues laissaient entendre que les Manhunters disposent eux aussi de cette technologie. Si ces portails sont des trous de ver, leur conspiration peut circuler partout avec Rushville comme base principale. Si ce sont des accès vers des dimensions de poche, alors Rushville pourrait dissimuler des vaisseaux extraterrestres, voire des armées entières. Bref, le portail n’explique pas seulement une scène étrange, il redéfinit la taille réelle de la menace.