En bref
- Leighton Vance gagne une nouvelle profondeur
- Son projet visait d’abord à aider l’humanité
- La saison 2 pose une possible rédemption
L’épisode 2 de la saison 2 de Dark Matter change le regard sur Leighton Vance. Et pas juste un peu. Attention, il y a des spoilers sur A Perfect World.
Un antagoniste qui n’était pas parti pour devenir un monstre
Là où la saison 1 montrait surtout un dirigeant corrompu, obsédé par le secret de la boîte et prêt à tout pour le protéger, ce nouvel épisode revient au point de départ. On découvre, dans un flashback, le moment où la boîte devient enfin opérationnelle chez Velocity Labs. Leighton Vance, incarné par Dayo Okeniyi, y apparaît moins comme un prédateur que comme un patron convaincu de tenir une idée capable de peser sur l’histoire.
Son intention d’origine, clairement, n’avait rien de cynique. Il voulait explorer des mondes parallèles pour y trouver des réponses à des impasses très concrètes, la maladie, la pauvreté, le changement climatique ou même la guerre, puis ramener ce savoir dans sa propre réalité. Dit comme ça, la boîte cesse d’être seulement un moteur à chaos. Elle redevient un outil, presque un raccourci brutal vers le progrès.
La saison 2 agrandit encore le terrain de jeu
Ce repositionnement compte parce que Dark Matter ne traite plus seulement Leighton comme un résidu de la saison 1. La série le remet au centre. C’est logique, au fond, puisque hors Jason2, il reste l’un des grands responsables du désordre multiversel.
Mais la vraie bascule est ailleurs. Une autre version de Leighton explique à Amanda Lucas, jouée par Alice Braga, que le Leighton du monde de Jason2 est en train de monter un réseau d’échange technologique entre réalités. Pour y arriver, il recrute différentes versions de lui-même. Parmi elles, un gourou de la méditation appelé Oluko, un nom qui signifie enseignant. En gros, son vieux rêve n’a pas disparu, il a juste changé d’échelle.
Rédemption ou nouveau désastre, la série garde l’ambiguïté
Évidemment, cette couche d’humanité n’efface rien. Leighton Vance a tenté de tuer Jason Dessen et Amanda Lucas lorsqu’ils cherchaient à fuir Velocity via la boîte. Il a aussi condamné Blair Caplan, l’ingénieure et première pilote de la boîte, à un sort franchement glaçant dans un monde infesté de frelons meurtriers géants. Pas de quoi l’absoudre.
C’est justement là que Dark Matter devient intéressant. La série aime les zones grises. Jason2, malgré ce qu’il a fait à la vie de Jason, Daniela et Charlie, avait déjà été nuancé à la fin de la première saison en aidant la famille à fuir. Avec Leighton, la mécanique semble similaire, sauf qu’elle est encore plus risquée. Son idée d’un monde parfait peut relever autant de l’utopie que du désastre annoncé.
Bref, l’épisode ne demande pas de l’aimer. Il demande de le regarder autrement. Et si cette piste tient, la saison 2 pourrait moins parler de conquête du multivers que de la façon dont une bonne intention se déforme quand elle rencontre le pouvoir. Les prochains épisodes arrivent chaque vendredi sur Apple TV+.