En bref
- Le film Batman du DCU reste très mystérieux
- Cinq vilains collent déjà au projet
- Le choix dira le ton du film
Le détail qui manque le plus à The Brave and the Bold, ce n’est pas la date. C’est son méchant. Et pour un film Batman, ça change tout, parce que l’adversaire raconte presque autant le héros que le costume ou la ville.
Un Batman attendu, mais encore sans visage en face
Depuis que James Gunn pilote la partie cinéma et séries du DCU, plusieurs figures ont déjà été posées. Superman, Supergirl, des Green Lanterns, mais aussi Lex Luthor, Sinestro et même un film centré sur Clayface. Dans ce paysage, le cas Batman intrigue forcément plus que les autres.
Le projet qui doit l’introduire, The Brave and the Bold, doit se concentrer sur la Bat-Family avec Damian Wayne en Robin. C’est une bonne façon de ne pas marcher sur les plates-bandes du The Batman de Matt Reeves. Le film n’a toujours pas de date de sortie, même s’il est attendu d’ici 2028. Résultat, le terrain reste totalement ouvert pour son antagoniste.
Black Mask, la piste la plus terrestre
Si le film cherche une menace plus urbaine, Black Mask coche pas mal de cases. Roman Sionis n’a jamais été le grand vilain d’un film Batman, même s’il tenait ce rôle dans Birds of Prey en 2020. Son parcours a de quoi ancrer l’histoire, avec le meurtre de son père, la reprise de Janus Cosmetics, puis la chute de l’entreprise après de mauvais choix jusqu’à son rachat par Wayne Enterprises.
C’est ce basculement qui le pousse vers le crime et la False Face Society. Et il y a un petit signal en plus, Lanterns a déjà glissé un easter egg autour de Janus Cosmetics. Rien de définitif, mais assez pour garder la porte ouverte.
Quand l’horreur entre dans Gotham
Avec Andy Muschietti à la réalisation, l’option la plus logique n’est pas forcément la plus connue. Man-Bat, jamais vu au cinéma, irait très bien avec un ton sombre. Robert Kirkland Langstrom, zoologiste, teste sur lui-même un mélange lié à l’ADN de chauve-souris pour reproduire le sonar, puis se transforme en créature hybride. Il y a là un vrai potentiel de body horror, dans la continuité de ce que promet aussi Clayface, avec en plus une dimension tragique qui le rend plus fort qu’un simple monstre.
Autre option, Hugo Strange. Lui non plus n’a jamais eu sa chance au cinéma. Son intérêt tient moins à la force brute qu’à l’idée de briser Bruce Wayne de l’intérieur. Dans les comics comme dans Batman: Arkham City, il découvre que Batman et Bruce Wayne ne font qu’un. Cette piste a été peu exploitée au cinéma, alors qu’elle permettrait de placer la famille de Batman au centre du récit.
Des ennemis taillés pour la Bat-Family
Poison Ivy et Deathstroke ont un autre avantage, ils donnent immédiatement du jeu aux seconds couteaux. Poison Ivy, dont l’unique passage marquant au cinéma remonte à Batman et Robin avec Uma Thurman, pourrait contrôler les plantes mais aussi manipuler Batman lui-même. Du coup, Robin, Batgirl ou Nightwing auraient une vraie raison de prendre le relais. Et si le DCU voulait aller plus loin, le retour de Harley Quinn version Margot Robbie offrirait enfin une version live action de leur romance.
Reste Deathstroke. Sa seule apparition au cinéma tient au post-générique de Justice League en 2017, alors que le personnage, Slade Wilson, a largement plus à donner. Son sérum de super-soldat le rend redoutable physiquement et mentalement, et surtout il a un passif direct avec la Bat-Family, notamment Dick Grayson, pressenti dans le film, ainsi qu’avec la Ligue des Assassins. Bref, le vrai enjeu est là, le premier grand vilain de ce nouveau Batman dira si le DCU veut un polar de rue, un film d’horreur ou une vraie saga de famille.