En bref
- Atlas quitte le laboratoire pour entrer dans les chaînes de production.
- Hyundai prépare le rachat complet de Boston Dynamics.
- Les premiers usages viseront logistique et soudure.
Le vrai sujet, ce n’est même plus le robot qui danse. C’est le moment où Hyundai veut faire passer Atlas du statut de vitrine technologique à celui de machine produite en volume, avec des usages très terre à terre comme la logistique ou la soudure. Et là, on parle tout de suite beaucoup plus sérieusement.
Atlas sort enfin du mode démo
Pendant des années, Boston Dynamics a surtout vendu une image, fascinante, de robots capables de bouger comme personne. Mais cette fois, le cap paraît plus concret. Au CES en début d’année, l’entreprise a montré une version d’Atlas présentée comme prête pour la production, après une longue phase de tests.
Plus récemment, le robot a aussi eu droit à sa séquence très grand public pendant la Coupe du monde de la FIFA, en descendant le tunnel des joueurs avant de remettre le ballon du match à un arbitre. C’est spectaculaire, oui. Mais derrière le show, Hyundai vise surtout l’usine. Et c’est là que ça devient intéressant.
Hyundai veut récupérer les dernières parts
D’après Bloomberg, Hyundai prépare le rachat de la participation restante de SoftBank dans Boston Dynamics. Le constructeur coréen avait déjà pris 80% de l’entreprise en 2020, pendant que SoftBank gardait 20%.
Aujourd’hui, Hyundai examinerait ses droits et obligations contractuels avant de mettre la main sur les 9,9% encore détenus par SoftBank, pour une valeur de 325 millions de dollars. Si l’opération va au bout, Hyundai possédera totalement Boston Dynamics. Résultat, plus besoin de partager le volant.
Une chaîne robotique de bout en bout
Pourquoi ce rachat compte ? Parce que Hyundai veut construire une chaîne complète autour de l’IA physique et de la robotique. Le groupe a expliqué à Bloomberg qu’avec cette approche intégrée, il comptait accélérer le développement, la validation et la commercialisation de technologies d’IA physique et de solutions robotiques.
Bref, l’idée est simple. Contrôler la techno, le développement et la mise sur le marché au même endroit. Sur un secteur qui attire de plus en plus d’industriels, c’est loin d’être un détail.
Des robots d’usine d’abord, en grand volume ensuite
Le plan repose aussi sur des partenaires lourds. Hyundai développe Atlas avec Nvidia et Google DeepMind, et vise un démarrage de la production dans son usine de Géorgie à partir de 2028.
L’objectif affiché est costaud, jusqu’à 30.000 robots humanoïdes produits chaque année à terme. Au début, ces machines s’occuperaient de tâches simples, comme la logistique ou la soudure. Puis Boston Dynamics s’attend à les voir basculer vers des opérations de fabrication plus complexes et de l’assemblage de composants d’ici 2030. Si ce calendrier tient, Atlas arrête d’être un gadget fascinant. Il devient un outil industriel.