En bref
- Ryan Condal promet une saison 4 à la hauteur
- Le final de la saison 3 change tout
- Rhaenyra divise déjà comme Daenerys avant elle
Le vrai test pour House of the Dragon commence maintenant. Pas avec une bataille, ni avec un dragon de plus, mais avec une promesse très simple, finir correctement. Après la trace laissée par la dernière saison de Game of Thrones, vous imaginez bien la pression.
La saison 4 porte un poids très particulier
Ryan Condal, showrunner de House of the Dragon, assure que la saison 4 sera plus ambitieuse encore. Dans un entretien accordé à Entertainment Weekly, il explique qu’elle ira plus loin en ampleur, avec de nouveaux personnages, de nouveaux dragons et de nouveaux lieux. Et surtout, il promet « une ultime saison vraiment digne ».
Ce choix de mots n’a rien d’anodin. Il vise un public qui n’a pas oublié le crash à l’atterrissage de Game of Thrones. Bref, l’univers Westeros reste énorme, mais il traîne encore cette vieille cicatrice.
Tumbleton a tout fait basculer
La fin de la saison 3 n’a pas juste offert un gros épisode. Elle a déplacé toute la série. Après avoir repris le Trône de fer, Rhaenyra Targaryen, incarnée par Emma D’Arcy, a vu Lord Ormund Hightower, joué par James Norton, utiliser Tumbleton, au sud-ouest de King’s Landing, pour fragiliser son pouvoir.
Elle a donc envoyé son mari, Daemon Targaryen, interprété par Matt Smith, reprendre la ville. L’épisode The Treasons at Tumbleton a tenu sa promesse, avec des trahisons des deux côtés, une bataille cauchemardesque et une cité laissée ravagée par le feu. Difficile même de parler de vainqueur.
Et ce n’est pas tout. Helaena, retenue en otage, se suicide et laisse derrière elle une ultime prophétie brodée, qui annonce une fin sanglante pour la reine Rhaenyra. Résultat, Westeros ne regardera plus ses cavaliers-dragons de la même manière.
Rhaenyra, le parallèle risqué avec Daenerys
C’est là que la série joue avec le feu, quand même. Une partie des fans voit dans le virage de Rhaenyra un écho direct à celui de Daenerys Targaryen, incarnée par Emilia Clarke. Après son entrée triomphale dans King’s Landing, Rhaenyra s’est révélée incapable de stabiliser son règne, de rassurer le peuple, de souder sa cour ou même de garder ses proches auprès d’elle.
À la fin, elle force Helaena, enceinte, à manger, fait tuer le Grand Septon et se présente comme l’élue chargée de protéger l’humanité du Long Hiver, en se réclamant du « Prince qui fut promis ». Pour Ryan Condal, la comparaison avec Daenerys existe, mais le chemin n’est pas le même. Il résume l’idée ainsi, le Trône de fer transforme ceux qui le convoitent comme ceux qui le possèdent, et c’est précisément l’un des grands thèmes de l’univers.
Cette fois, la série a un filet de sécurité
La différence la plus importante est peut-être ailleurs. La chute de Rhaenyra faisait déjà partie de Fire et Blood, le livre de George R.R. Martin. Autrement dit, ce basculement n’arrive pas de nulle part et la saison 3 l’a semé assez tôt, puis renforcé dans sa deuxième moitié.
C’est ce qui distingue cette série de la fin de Game of Thrones, longtemps critiquée parce qu’elle avançait sans adaptation directe des derniers romans, toujours absents, The Winds of Winter et A Dream of Spring. Maintenant, tout l’enjeu est là, voir si la folie de Rhaenyra mène à un vrai point d’impact, pas juste à un choc de plus. C’est sur ce terrain que la saison 4 sera jugée.