En bref
- Ghostbusters: Night Shift sera canon avec les films
- La série arrivera sur Netflix en 2027
- Le modèle assumé rappelle Star Wars: The Clone Wars
Le point important est là. Ghostbusters ne traite plus sa future série animée comme un à-côté, mais comme une pièce officielle de son univers. Pour une franchise qui avançait jusque-là par films, le changement de braquet est net.
Une série pensée comme un maillon officiel
Prévue sur Netflix en 2027, Ghostbusters: Night Shift se déroulera en 1994, soit cinq ans après Ghostbusters II. On suivra de jeunes New-Yorkais débrouillards qui enfilent les packs à protons pour chasser des fantômes.
Mais le vrai sujet, c’est ailleurs. Jason Reitman et Gil Kenan ont confirmé que la série appartiendra au canon principal. Jason Reitman l’explique très clairement, « Night Shift se déroule très spécifiquement dans le contexte plus large des histoires Ghostbusters ». Et il ajoute, « Vous pourrez regarder les films, venir à la série, regarder d’autres films et ne jamais perdre le fil. Tout est lié ».
Le vrai modèle, ce n’est pas 1984, c’est Clone Wars
Ce choix dit beaucoup de l’ambition. Ghostbusters reprend une mécanique qu’on connaît bien chez Star Wars, celle d’une série animée qui nourrit ensuite le reste de la franchise. En gros, Night Shift veut jouer le rôle qu’a eu The Clone Wars à partir de 2008, en transformant des personnages ou des idées nés à l’écran en éléments majeurs du lore.
Ce n’est pas anodin, parce que cela change la hiérarchie habituelle. La série n’est plus un bonus, elle devient une réserve de personnages, de mystères et peut-être de futurs récits pour les films.
Pourquoi 1994 est un choix beaucoup moins anodin qu’il en a l’air
L’idée du show remonte aux premières réflexions autour de Ghostbusters: Afterlife, réalisé par Jason Reitman, le fils d’Ivan Reitman. En cherchant à comprendre qui était cette jeune fille découvrant un pack à protons dans une grange, l’équipe s’est demandé ce qui s’était passé pendant cette décennie oubliée. Résultat, une série placée précisément dans cet angle mort des années 1990.
Forcément, une question ressort. Comment raconter cet entre-deux sans toucher au parcours d’Egon Spengler, passé de cerveau scientifique de l’équipe à sa mort dans l’Oklahoma ? Et comment gérer la présence annoncée de Dan Aykroyd sans que les figures historiques écrasent cette nouvelle génération ?
Le piège, ce sera moins le lore que le ton
Il y a aussi un problème de continuité assez concret. Si de nouveaux Ghostbusters affrontent des fantômes dans les années 1990, pourquoi tout cela ne marque-t-il pas durablement la mémoire collective ? C’était déjà un trou assez visible dans Ghostbusters II, où beaucoup de New-Yorkais semblaient avoir oublié les fantômes en seulement cinq ans.
Mais Gil Kenan rappelle que l’essentiel n’est peut-être pas là. Pour lui, l’ADN de la saga tient dans un équilibre rare, « le tour de magie du premier film, c’est qu’il était vraiment terrifiant et franchement drôle ». Si Night Shift tient ce ton, Ghostbusters pourra étendre son univers sans se perdre. Et c’est sans doute ça, le vrai test pour 2027.