En bref
- Matt Dinniman voulait un adaptateur vraiment fan
- Chris Yost coche exactement cette case
- Le choix du live-action reste le grand pari
Quand un roman adoré passe à la télé, vous connaissez le réflexe. On attend l’annonce, puis on commence à craindre la casse. Pour Dungeon Crawler Carl, il y avait donc une question simple : qui allait toucher à cet univers sans le lisser au passage ?
La réponse donnée par Matt Dinniman est plutôt rassurante. L’auteur explique qu’avant même de céder les droits, il avait posé une condition : la personne en charge de l’adaptation devait avoir lu les livres, mais surtout les comprendre.
La condition posée dès le départ
À San Diego Comic-Con, Matt Dinniman a raconté qu’il voulait s’assurer que l’équipe derrière la série saisisse vraiment ce qui fait tenir l’ensemble. Pas juste l’intrigue. Le ton, l’équilibre, l’esprit. En français, ça donne à peu près ceci : « Une des premières choses que j’ai faites, quand nous avons commencé à parler de la personne à qui vendre les droits de la série, c’est de m’assurer que quiconque les obtiendrait et travaillerait sur l’adaptation l’avait lue, et que, en lui parlant, je voyais qu’il la comprenait. »
Et ce filtre a mené à Chris Yost, scénariste et producteur exécutif de la série développée pour Peacock.
Un signal fort pour les lecteurs
Ce qui change tout, c’est que Chris Yost n’est pas un nom plaqué sur un projet en vogue. D’après Dinniman, c’est un fan de longue date, présent sur son Patreon, à jour sur l’univers. Bref, quelqu’un qui arrive avec un vrai bagage de lecteur.
L’auteur l’assume aussi, la télévision exigera des changements. Il dit même qu’il faut être honnête, ces ajustements sont inévitables. Mais tant que le cœur du récit reste intact, dans l’esprit comme dans l’exécution, il pense que le public suivra. C’est sans doute le point le plus important ici : on ne parle pas de reproduire chaque page, on parle de préserver le noyau.
Jeff Hays ajoute une autre couche de confiance
Autre annonce faite au SDCC, la série a trouvé sa première tête d’affiche vocale avec Jeff Hays pour Princess Donut. Et pour les lecteurs passés par les livres audio, ce n’est pas un détail.
Jeff Hays narre les audiobooks de la saga depuis longtemps, et sa voix est étroitement associée au personnage. Pour pas mal de fans, Donut sonne déjà comme ça. Entre un scénariste fan et ce choix de casting, l’adaptation aligne des signaux que les adaptations ratent souvent.
Pourquoi le live-action reste le vrai pari
Le doute ne disparaît pas complètement. Il reste cette interrogation sur le choix du live-action plutôt que de l’animation, surtout pour un univers aussi chargé visuellement.
Là encore, Matt Dinniman a donné sa logique. Il explique que l’équipe a vu à quel point la série gagnait en popularité, avec une diffusion de plus en plus virale, et qu’elle voulait toucher le public le plus large possible. Lui a accepté le défi en sachant qu’il serait compliqué, avec des sceptiques au départ, tout en gardant confiance dans les personnes aux commandes. Ce n’est pas une garantie absolue. Mais à moyen terme, ça dit quelque chose de plus large : Peacock ne traite pas Dungeon Crawler Carl comme une curiosité de niche, plutôt comme une licence capable de sortir du cercle des initiés.