En bref
- Clayface assume un body horror très gore
- Les avis saluent l’audace, moins le scénario
- Sortie prévue le 23 octobre
Le plus intéressant avec Clayface, ce n’est pas seulement qu’il soit violent. C’est que les premières réactions disent déjà si DC Studios a réussi son pari le plus casse-cou, transformer un vilain lié à Batman en vrai film de body horror classé R. Et sur ce point, ça a l’air plutôt clair.
DC semble avoir tenu sa promesse la plus risquée
Plusieurs spectateurs sortis de la première parlent d’une expérience très sanglante, brutale, parfois franchement inconfortable. Chris Killian, de ComicBook, décrit un film incroyable qui transforme l’histoire tragique de Matt Hagen en spectacle gore, avec des moments de mutation corporelle assez fous pour faire grimacer, mais aussi un vrai cœur.
Même tonalité chez Steve Weintraub de Collider. Il explique que le film pousse vraiment son classement R, avec des scènes brutales qui l’ont surpris, au point de faire réagir la salle à plusieurs reprises. Bon, pour tous ceux qui attendaient un film édulcoré sous emballage super-héroïque, ce n’est visiblement pas ça.
Le vrai sujet, c’est moins le gore que la tonalité
Ce qui remonte aussi, et c’est presque plus important, c’est le mélange des registres. Chris Killian insiste sur une dimension de romance gothique à l’ancienne, en plus de l’horreur organique. En gros, Clayface ne miserait pas seulement sur le sang, mais aussi sur la tragédie du personnage.
Du côté de Raiders of the Lost Podcast, la surprise est même totale. Le film est présenté comme l’une des grosses bonnes surprises de l’année, un objet complètement déchaîné, créatif, avec un noyau émotionnel qui tient debout. Et pour ce média, c’est même, à ce stade, le meilleur projet du DCU.
Là où Clayface coince pour une partie du public
Tout le monde n’adhère pas. Certains fans d’horreur jugent que le film emprunte trop directement à d’autres références, surtout The Fly et The Substance. Le reproche n’est donc pas qu’il soit trop excessif, mais qu’il le soit sans trouver une identité assez nette.
Même réserve chez The Movie Podcast, dans une version plus mesurée. Le média trouve excellents à la fois la partie body horror et la performance de Tom Rhys Harries, mais estime que l’histoire et quelques choix étranges font de ce troisième film du DCU une œuvre un peu bancale. Il y aurait beaucoup à aimer, sans que tout fonctionne.
Des avis partagés, mais un signal plutôt bon pour la suite
Résultat, Clayface semble moins consensuel que vraiment assumé. C’est souvent meilleur signe. Un film d’horreur qui dérange un peu et qui divise, ce n’est pas forcément un problème, surtout quand la promesse de départ était aussi précise.
Et il y a un autre détail à noter. Ces réactions arrivent tôt, ce qui ressemble quand même à un marqueur de confiance du studio. Le verdict large viendra le 23 octobre, mais une chose se dessine déjà, DC Studios n’a pas sorti un film sage.