En bref
- Clayface dépasse Joker chez les critiques
- Le public décidera de son vrai plafond
- DC tente un pari horreur sans Batman
Le premier signal est bon pour DC Studios. Clayface, désormais en salles, affiche pour l’instant un score Rotten Tomatoes compris entre 73 % et 76 %, donc au-dessus de Joker et de ses 68 %.
Un départ critique plus propre que Joker
Ce n’est pas un détail. Le précédent grand film centré sur un vilain de Batman sans Batman, c’était Joker en 2019. Le film avait décroché un Oscar et rapporté plus de 920 millions d’euros (plus d’1 milliard de dollars) au box-office. Mais sur l’accueil critique pur, Clayface fait mieux, au moins pour l’instant.
Résultat, DC Studios récupère un petit argument simple à comprendre pour le public qui doute encore. Et vu le contexte, ce n’est pas du luxe.
Le vrai verdict ne tombera pas chez les critiques
Parce que la suite se joue ailleurs. Joker avait fini avec 89 % côté audience, malgré une grosse controverse avant sa sortie. Pour Clayface, le vrai test sera donc le bouche-à-oreille.
Si le film plaît, son terrain est plutôt favorable. Un film d’horreur d’octobre qui divertit peut attirer vite, souvent plus vite qu’un drame de personnage vendu comme un candidat de saison des prix. Et quand une partie des spectateurs sort d’un échec comme Supergirl, ou l’a carrément évité, les notes et les retours comptent quand même pas mal.
Un pari DC sans Batman, et avec du body horror
Le contexte est contrasté. Chez DC Studios, Supergirl a floppé, alors que la série Lanterns sur HBO a percé bien plus fort que prévu. Dans ce paysage un peu instable, Clayface prend une direction franchement plus sombre, en assumant le body horror et l’absence de Batman au cœur du récit.
C’est audacieux, surtout pour un univers partagé qui cherche encore sa forme. Bon, l’idée a déjà fonctionné avec un autre adversaire iconique du Chevalier Noir, mais ici le registre est plus grotesque, presque visqueux dans son principe même.
L’histoire de Matt Hagen, entre célébrité et monstre
Au centre, il y a Matt Hagen, joué par Matthew Rhys Harries, une star montante à Gotham City. Après qu’un gang local lui lacère le visage, il se tourne vers une scientifique marginale, la docteure Caitlyn Corr, incarnée par Naomi Ackie.
Sa méthode repose sur une argile vivante censée réparer les blessures. Les premiers résultats semblent marcher. Puis son corps et son esprit basculent, et la quête de retour à la célébrité se transforme en vengeance. Pas juste un monstre physique, en gros. Un monstre tout court.
Une réception déjà nuancée
Le critique Spencer Perry résume assez bien cette première impression, avec une formule qui dit à la fois l’intérêt et les limites du projet. Il écrit : « Clayface a des problèmes d’engagement, avec des idées qui démarrent très bien avant que certaines ne s’éteignent. Cela dit, quelques-unes prennent vraiment feu et livrent des séquences amusantes, ce qui en fait un film de body horror traversé par des poussées de joie surprenantes. »
Si cette dynamique se confirme auprès du public, DC tiendra peut-être plus qu’un bon week-end. Un signal sur la direction que son univers peut encore prendre.