En bref
- Clayface vise un lancement prudent mais prometteur
- DC Studios teste enfin une stratégie moins risquée
- Le film sort le 23 octobre 2026
Le plus intéressant avec Clayface, ce n’est pas son côté monstre, ni même son créneau d’Halloween. C’est son échelle. Avec un budget estimé autour de 37 millions d’euros (40 millions de dollars), le film n’a pas besoin de jouer dans la même cour que les gros mastodontes comics pour être vu comme un succès.
Un démarrage modeste, mais taillé pour être rentable
Selon Box Office Theory, le film réalisé par James Watkins viserait entre 18 et 27 millions d’euros (20 à 29 millions de dollars) lors de son premier week-end. Pour un blockbuster super-héroïque classique, ce serait tiède. Pour une production R-rated, pensée comme un pur film d’horreur corporelle, la lecture change nettement.
Et c’est là que DC Studios joue plus fin qu’à l’habitude. Le studio peut aussi compter sur un intérêt à l’international, porté par le lien avec l’univers DC plus large. Pas de quoi crier au triomphe avant l’heure, mais clairement assez pour envisager un bon départ.
Un méchant de Batman, sans Batman à l’écran
Le film suit Matt Hagen, incarné par Tom Rhys Harries, gamin des rues de Gotham City devenu star à Hollywood. Sa trajectoire bascule quand un chef criminel le laisse atrocement défiguré. Il se tourne alors vers un traitement de pointe qui lui rend son apparence, avec des effets secondaires qui l’entraînent dans une vengeance destructrice.
Autour de lui, on retrouvera Naomi Ackie, David Dencik, Max Minghella et Eddie Marsan. Le point intéressant, c’est que Batman n’apparaîtra pas physiquement, mais le film montrera sa Gotham dans le nouvel univers piloté par James Gunn et Peter Safran. Pour un antagoniste aussi identifié, ça suffit à donner du relief.
DC cherche encore sa formule
Le contexte n’aide pas. Depuis 2020, DC a sorti 13 films et seuls Superman de James Gunn et The Batman de Matt Reeves ont vraiment percé. Le reste, c’est une série de déconvenues ou de flops.
L’exemple le plus lourd reste Supergirl, qui n’a rapporté que 117 millions d’euros (126 millions de dollars) dans le monde pour un budget annoncé à 158 millions d’euros (170 millions de dollars), avec en plus un accueil critique mitigé. Même Superman, pourtant plus gros film de comics de 2025, a fini à 575 millions d’euros (618 millions de dollars), sous Man of Steel et ses 623 millions d’euros (670 millions de dollars) en 2013.
Le vrai test, c’est la méthode
Bref, Clayface vaut peut-être plus comme signal stratégique que comme simple sortie d’automne. L’idée est simple, faire des films de genre moins chers autour de personnages secondaires pour réduire la pression commerciale.
Joker l’avait déjà prouvé en 2019 avec un budget d’environ 56 millions d’euros (60 millions de dollars) et un box-office à un milliard. À un moment où les films de super-héros ne sont plus des succès automatiques, baisser le risque n’a rien d’un aveu de faiblesse. C’est peut-être, enfin, une lecture lucide du marché. Clayface sortira le 23 octobre 2026.