En bref
- Clayface viserait environ 41 millions d’euros
- Son budget reste minuscule face à Supergirl
- Le film peut réussir sans gros démarrage
On peut faire moins de bruit au box-office et gagner quand même. C’est tout le sujet autour de Clayface, attendu à plus de 41 millions d’euros (45 millions de dollars) lors de son premier week-end mondial, avec un budget de production d’environ 27 millions d’euros (30 millions de dollars).
Le vrai juge de paix, ce n’est pas le total brut
Vu comme ça, la comparaison avec Supergirl paraît rude. Le précédent film du DC Universe avait ouvert à 57 millions d’euros (62,6 millions de dollars) dans le monde. Sauf que le coût n’a rien à voir. Supergirl a demandé plus de 154 millions d’euros (170 millions de dollars) et n’a fini qu’à 114 millions d’euros (126 millions de dollars) au box-office mondial.
Résultat ? Supergirl est présenté comme un flop, là où Clayface peut s’approcher de la rentabilité presque tout de suite. C’est moins spectaculaire sur l’affiche, mais beaucoup plus solide dans un tableau Excel.
Pourquoi Supergirl et Clayface ne racontent pas la même histoire
Le point important, c’est là. Même si Clayface ne rejoint jamais les chiffres d’ouverture de Supergirl, le film peut rester une très bonne opération pour Warner Bros. et un succès pour l’univers piloté par James Gunn.
Et même dans une hypothèse modeste, le calcul tient. Si Clayface s’arrêtait à seulement 91 millions d’euros (100 millions de dollars) dans le monde, il serait encore perçu comme un succès. S’il atteignait les 114 millions d’euros (126 millions de dollars) de Supergirl, il représenterait environ quatre fois son budget de production. Clairement, ce n’est pas la même histoire industrielle.
L’argument horreur peut prolonger la course
Autre détail qui compte, le film arrive juste avant Halloween et sa promotion insiste sur sa dimension horreur, même si le personnage vient de DC Comics. Or 2026 a déjà été très favorable au genre.
Backrooms a encaissé 364 millions d’euros (400,6 millions de dollars), Obsession a atteint 476 millions d’euros (522,8 millions de dollars), et Resident Evil a cumulé 298 millions d’euros (327,6 millions de dollars). Côté public, les scores cités sont de 74 % pour Backrooms, 94 % pour Obsession et 90 % pour Resident Evil. Si Clayface se place quelque part dans cette zone, il peut avoir de bonnes jambes après son lancement.
Les comparaisons qui trompent vite
Le meilleur contre-exemple, c’est Backrooms. Le film de Kane Parsons, produit pour environ 9 millions d’euros (10 millions de dollars), a ouvert à 107 millions d’euros (118 millions de dollars) puis terminé à 364 millions d’euros (400,6 millions de dollars). Un énorme succès.
En face, Star Wars: The Mandalorian and Grogu a démarré à 132 millions d’euros (145 millions de dollars) sur un week-end férié et fini à 314 millions d’euros (345,6 millions de dollars), pour un budget de 151 millions d’euros (166,4 millions de dollars). Donc oui, comparer seulement les ouvertures de Clayface et Supergirl, c’est rater l’essentiel. Ce dossier-là parle moins de volume que de rendement, et pour le DCU, ça change pas mal de choses.