En bref
- HBO développe une série live-action Poison Ivy
- Le projet reste flou côté univers DC
- Le casting rêvé enflamme déjà les fans
Le plus parlant, pour l’instant, c’est presque ce que cette série n’est pas. La future adaptation live-action de Poison Ivy, développée par DC Studios et HBO, ne sera pas liée à l’univers du The Batman de Matt Reeves, alors que certains l’imaginaient à cause de l’implication possible de Lauren LeFranc, déjà showrunneuse de The Penguin. Et on ne sait toujours pas si le projet entrera dans le DCU de James Gunn, celui de Superman et Lanterns.
Résultat, la série intrigue autant par son placement stratégique que par son héroïne. Parce que Pamela Isley n’est pas un simple méchant en costume, et ça change tout.
Un projet déjà scruté, mais encore sans vraie case
Chez DC, la question de la continuité est devenue presque aussi importante que celle du scénario. Ici, le flou reste entier. Le projet avance, oui, mais sans rattachement officiel à une grande architecture commune. Ce n’est pas anodin, surtout pour un personnage qui peut fonctionner en solo si l’écriture tient la route.
Et clairement, Poison Ivy a ce profil. Le personnage est assez dense pour porter une série sans béquille permanente de Batman.
Le casting rêvé des fans dit quelque chose du personnage
Quand ComicBook a demandé aux fans qui ils voulaient voir dans le rôle, les réponses ont été massives. Les noms qui reviennent le plus sont Ana de Armas, Mia Goth, Sophie Turner et Anya Taylor-Joy.
Juste derrière, on retrouve aussi Victoria Pedretti, Riley Keough, Madeline Brewer, Sophia Lillis, Madelaine Petsch, Sophie Thatcher ou encore Tina Ivlev. Le point commun de cette liste, ce n’est pas seulement la popularité. C’est une certaine idée du rôle, plus ambiguë, plus trouble, plus sérieuse que la dernière apparition live-action marquante du personnage, celle d’Uma Thurman dans Batman et Robin en 1997. Bon, ce souvenir-là pèse encore un peu.
Pourquoi HBO change la donne
L’autre raison pour laquelle ce projet attire, c’est HBO. La chaîne a transformé The Penguin en série de prestige, avec des récompenses comme les Emmy et les Golden Globes, en plus d’un vrai succès public. Elle a ensuite enchaîné avec Lanterns, présenté comme une version plus ancrée de l’univers Green Lantern.
Il y a aussi Harley Quinn sur HBO Max, où Lake Bell a largement contribué à faire d’Ivy une figure centrale, presque co-tête d’affiche. Pour une adaptation live-action, ce capital créatif compte quand même beaucoup.
Le bon format existe déjà presque sur le papier
Traditionnellement, Pamela Ivy commence par viser les pires pollueurs et patrons toxiques de Gotham. Dit autrement, vous avez déjà un moteur de série. Une liste de cibles, une ville malade, une justicière qui glisse vers le terrorisme écologique.
Le cadre d’un mystery-thriller est presque évident, avec un parfum de Day of the Jackal version verte. On peut très bien imaginer un personnage comme Renee Montoya lancé à sa poursuite, pendant que des figures liées à Batman, comme Batgirl ou Huntress, gravitent autour. Batman lui-même, en revanche, ne semble pas destiné à peser lourd dans l’équation.
Et pendant que Poison Ivy cherche encore son visage, un autre vilain avance déjà, Clayface a lui aussi droit à son moment, avec un nouveau film actuellement en salles. Chez DC, les ennemis de Batman deviennent presque un laboratoire à part entière.