En bref
- Daisy Ridley rejoint le reboot de Paramount+
- Lee Crane explore le mystère du USS Seaview
- Atlantide entre dans l’équation
Daisy Ridley prend les commandes d’un reboot que pas mal de monde n’avait sans doute pas vu venir. Paramount+ prépare une nouvelle version de Voyage to the Bottom of the Sea, en huit épisodes, avec une approche qui regarde autant vers l’héritage de la franchise que vers le grand bac à jouets du mystère SF contemporain.
Une héroïne connue, pour une licence qui l’est beaucoup moins
Le point de départ est simple. Ou presque. Daisy Ridley jouera Lee Crane, un nom loin d’être anodin puisque le personnage existait déjà dans le film original, incarné par Robert Sterling, puis dans la série télé par David Hedison.
Ce qui reste flou, c’est la mécanique exacte du projet. Remake frontal, suite déguisée, continuité parallèle, la série ne le dit pas encore clairement. Et c’est justement là que ça devient intéressant, parce que le synopsis donne l’impression qu’on ne repart pas de zéro.
Le Seaview revient avec de la glace, des symboles et Atlantis
Selon la présentation officielle, Lee Crane est happée par un programme gouvernemental classifié après une expédition catastrophique dans l’Arctique, au cours de laquelle sa sœur jumelle trouve la mort.
Au centre du dispositif, il y a le USS Seaview, sous-marin rétrofuturiste retrouvé prisonnier de la glace, couvert de symboles liés à une histoire censée ne pas exister. Détail qui change tout, l’appareil ne redémarre que lorsque Lee monte à bord.
Et puis il y a le reste, plus ambitieux encore, une vérité cachée sur les océans, un chapitre effacé de l’histoire humaine et la cité d’Atlantide, supposée mythique. Si le Seaview reconnaît Lee Crane, on peut difficilement éviter l’idée d’un lien avec un équipage antérieur.
Avant ça, Voyage to the Bottom of the Sea avait déjà beaucoup muté
La franchise n’a jamais été une pure relique poussiéreuse. Le film d’Irwin Allen, sorti en 1961, racontait un futur menacé par l’embrasement de la ceinture de Van Allen, avec fonte des glaces et extinction au bout du chemin. La réponse tenait dans un sous-marin surarmé capable d’envoyer une explosion nucléaire dans l’espace. Aujourd’hui, la science a pris un coup de vieux, mais le sérieux du film, lui, était total.
Le casting aussi, avec Walter Pidgeon, Joan Fontaine, Barbara Eden, Peter Lorre et Frankie Avalon. Puis, en 1964, la version télé est arrivée. Le Seaview restait là, les décors aussi, avec Richard Basehart et David Hedison en tête d’affiche. Au fil de quatre saisons, la série a glissé d’une SF assez sérieuse vers quelque chose de bien plus léger, avec des aliens, des dinosaures, des immortels et même des leprechauns.
Un pari créatif sans énorme pression de fans
Aux commandes, on retrouve Akiva Goldsman à l’écriture et à la production, lui qui avait déjà signé le reboot cinéma de Lost in Space, autre propriété d’Irwin Allen, sans laisser un souvenir impérissable. À la réalisation, Matt Shakman, passé par WandaVision et Fantastic Four, apporte un signal plus rassurant.
Bon, la vraie donnée de fond est peut-être là. Voyage to the Bottom of the Sea n’a pas la fanbase bruyante d’autres monuments SF. Si la série se trompe de cap, la colère ne fera sans doute pas trembler les algorithmes. Si elle réussit, en revanche, elle peut remettre en circulation une vieille idée très 60’s, la technologie comme miroir de nos peurs, avec un emballage plus contemporain.