En bref
- Pauly Shore revient dans un court film d’horreur
- Remain Calm mêle sourire forcé, gore et comédie
- Le concept pourrait viser plus grand
Le format court sert souvent de laboratoire. Pour Pauly Shore, il sert aussi de retour inattendu. Avec Remain Calm, un film d’horreur d’environ 14 minutes, l’ex-star des comédies larges des années 1990 change de couloir, et le résultat a l’air bien plus solide qu’un simple clin d’œil de saison.
Un retour là où on ne l’attendait pas
On a surtout connu Pauly Shore via MTV, puis à travers des comédies comme Encino Man, Son in Law, In the Army Now ou Bio-Dome. Une énergie très datée, très identifiable, qui a fini par s’user. Du coup, le voir dans un registre horrifique n’a rien d’anodin.
Ces dernières années, il avait déjà tenté des bifurcations plus curieuses, avec le faux documentaire Pauly Shore Is Dead en 2003, puis le court métrage 2024 The Court Jester, où il incarnait Richard Simmons. Remain Calm s’inscrit dans cette logique de réinvention, avec plus de retenue que son personnage public habituel. Et ça lui va plutôt bien.
Un concept simple, presque mécanique, mais efficace
Le film, signé Jake Lewis et Sam Lewis, suit deux employés d’une supérette perdue au milieu de nulle part. Problème, une créature s’est échappée d’une installation gouvernementale secrète située non loin.
La règle est claire. Le monstre dévore quiconque montre de la peur ou du stress. Les deux hommes doivent donc rire, sourire à pleines dents et paraître parfaitement détendus pendant que tout part en vrille. L’idée évoque un peu les créatures de Smile, mais en version plus comique, avec un goût assumé pour le gore et le malaise physique.
Une distribution qui vend le projet
Autour de Pauly Shore, on retrouve Nick Swardson et Doug Jones. Ce dernier, habitué des rôles de créatures dans Hellboy ou Le Labyrinthe de Pan, joue ici un agent gouvernemental, et le voir dans un rôle humain a son petit charme.
La créature, Mr. Frett, est incarnée par Kevin Keppy, avec des effets visuels jugés assez réussis. Bref, pour un film si court, le casting tient vraiment l’ensemble.
Plus qu’un gag d’Halloween
Ce qui ressort aussi, c’est le soin apporté aux codes du genre. La musique rappelle les vieux films de John Carpenter, et l’équilibre entre humour et horreur semble assez net pour donner envie d’un format plus long.
Pauly Shore s’est d’ailleurs dit ravi de l’accueil du court métrage, déclarant à PEOPLE : « Je suis tellement ravi de l’accueil de ce court qu’on a fait avec Jake et Sam Lewis, Nick et Doug. J’adore que les gens l’apprécient. Et joyeux Halloween ! »
Reste une vraie question de fond. Étendre l’idée en long métrage pourrait marcher, voire accoucher d’un petit culte comico-horrifique, mais seulement si le film évite de répéter trop longtemps le même mécanisme. Sur 14 minutes, ça intrigue. Sur 90, il faudrait un sacré dosage.