En bref
- Décision attendue avant fin d’année
- DC veut une suite à la hauteur
- Le final laisse plusieurs pistes ouvertes
Dans l’univers des séries qui cartonnent puis disparaissent dans le brouillard, Lanterns évite au moins un piège, celui du silence total. Peter Safran, coprésident de DC Studios, a fixé une échéance : les fans sauront avant la fin de l’année si la série de HBO aura droit à une saison 2.
Ce n’est pas une commande officielle, non. Mais ce n’est pas rien non plus. Interrogé sur l’avenir de la série, Peter Safran explique qu’une suite dépendra de leur capacité à trouver, je traduis littéralement, « un digne successeur à une première saison aimée et réussie ». En gros, le succès critique et public ne suffit pas si l’équipe n’a pas une idée solide derrière.
Une fenêtre enfin posée par DC
Jusqu’ici, le dossier avançait à moitié caché. Une salle d’écriture aurait bien été lancée pour réfléchir à de nouveaux épisodes, alors même qu’aucun feu vert n’était tombé. Et pendant ce temps, l’audience continuait de grimper, avec une réception très favorable pour le duo formé par Kyle Chandler en Hal Jordan et Aaron Pierre en John Stewart.
Le contraste est assez parlant. D’un côté, une série saluée, aimée, qui a trouvé son ton. De l’autre, un avenir encore suspendu à une seule question, quelle histoire raconter ensuite.
La série a laissé assez de matière pour continuer
Le final de la saison 1 n’a pas vraiment rangé ses jouets. John Stewart s’y affirme comme une nouvelle version du Green Lantern, avec une trajectoire qui semble compter dans le DCU. On sait déjà qu’on le reverra dans Man of Tomorrow, prévu l’été prochain, ce qui devrait éclairer son statut sans attendre forcément une nouvelle saison.
Mais certaines intrigues paraissent plus faites pour la télé que pour un détour au cinéma. C’est surtout le cas de Sinestro. Évadé du « Space Azkaban » par Noah Macon, qui est en réalité le Manhunter secret, il a forgé une lanterne non autorisée et semble déjà regarder du côté de la peur comme source de pouvoir. Franchement, difficile de ne pas y voir la rampe de lancement idéale vers son propre Corps.
Le vrai défi, c’est le ton de Lanterns
Et puis il y a Noah Macon lui-même, laissé en embuscade dans le DCU. La série insiste sur les thèmes de l’inné et de l’acquis autour du personnage. Résultat ? On ne sait pas encore s’il est destiné à basculer plus tard ou si DC Studios le garde simplement pour le bon moment.
Le point le plus intéressant est ailleurs. Lanterns a été pensée comme une série à la True Detective, avec une enquête, une ambiance, une mécanique précise. Refaire ça une fois, bien, ce n’est pas automatique. C’est même là que tout se joue. Si HBO et DC Studios trouvent ce nouveau mystère, la saison 2 a de vraies raisons d’exister. Sinon, laisser une bonne série en bloc compact ne serait pas absurde non plus. Et ça, pour le DCU télé, comptera presque autant que le renouvellement lui-même.