En bref
- DC diffuse une longue scène de l’avion
- Clayface assume une vraie veine body horror
- Sortie en salles prévue le 23 octobre
La scène mise en ligne par Warner Bros. et DC Studios n’est pas là pour faire joli. Elle pose le vrai contrat de Clayface, un film qui prend un méchant lié à Batman et le traite comme un pur thriller horrifique, avec la chair comme terrain de jeu.
Une scène qui vend le vrai ton du film
Dans cet extrait prolongé, tout se joue dans un avion. Matt Hagen, qui semble avoir retrouvé son apparence après le traitement du docteur, se retrouve soudain piégé avec les premiers effets monstrueux de la procédure. L’espace est fermé, les options sont quasi nulles, et le malaise grimpe très vite.
Ce n’est pas juste une séquence choc. C’est un résumé assez net de l’ambition du film. Les bandes-annonces promettaient déjà du body horror, mais ce passage va plus loin en montrant à quel point la transformation de Matt Hagen sera intime, physique, incontrôlable.
Matt Hagen, acteur brisé devenu monstre
Le point de départ, lui, est limpide. Tom Rhys Harries incarne Matt Hagen, un acteur de Gotham City lancé vers la célébrité, jusqu’au moment où un caïd local brise net cette ascension. Son visage est atrocement mutilé.
Par désespoir, il se tourne vers la scientifique Dr. Caitlyn Corr, jouée par Naomi Ackie. Son intervention expérimentale répare d’abord les dégâts, du moins en apparence. Mais le prix à payer arrive vite, avec des conséquences autant psychologiques que physiques. La référence à The Fly n’a rien d’un habillage marketing, on parle bien d’une métamorphose qui détruit l’homme en même temps qu’elle fabrique le monstre.
Un méchant de Batman retravaillé pour l’horreur
Là où le projet devient intéressant, c’est dans son usage de Clayface. Le film reprend visiblement plusieurs motifs connus des comics et des séries animées Batman, tout en testant de nouvelles idées autour de ce corps d’argile vivant, pensées pour un cadre horrifique.
Bon, on voit l’idée. Le plaisir annoncé n’est pas seulement de regarder quelqu’un muter, mais d’observer un homme ordinaire découvrir, une à une, les façons atroces dont son nouveau corps peut servir à tuer. C’est plus sale, plus concret, et franchement plus cohérent qu’un simple récit d’origine de vilain.
Ce que dit déjà l’acteur sur la suite
Tom Rhys Harries a d’ailleurs insisté sur la chute morale du personnage. Selon lui, ce qui arrive à Matt après ce film peut devenir très intéressant, parce que sa boussole morale et son système de valeurs sont mis à l’épreuve en permanence. Et ce qu’il a aimé dans le script, explique-t-il, c’est chercher le moment précis où l’on se dit « Voilà la ligne… Tu l’as perdue ».
Dit autrement, Clayface ne vend pas seulement un monstre. Il vend une bascule. Et si le film tient cette promesse jusqu’au 23 octobre, DC pourrait avoir trouvé quelque chose de plus durable qu’une simple scène virale.