En bref
- Fear, Itself est le dernier épisode sans vampire
- Après lui, 84 épisodes en montrent toujours
- Buffy élargit alors vraiment son bestiaire
Un détail, parfois, raconte mieux une série que ses grandes scènes. Dans Buffy contre les vampires, l’épisode Fear, Itself a ce rôle un peu discret. C’est le dernier chapitre de la série où aucun vampire n’apparaît. Et après ça, plus de parenthèse, les 84 épisodes restants garderont tous au moins un suceur de sang à l’écran.
Le dernier trou dans la raquette vampirique
Diffusé le 26 octobre 1999, Fear, Itself n’est pas juste un épisode d’Halloween bien senti. D’après les notes de continuité de Buffyverse Wiki, il s’agit du septième et dernier épisode de toute la série à se passer totalement de vampires. Vu le titre de la série, ce n’est pas anecdotique.
Jusque-là, Sunnydale avait déjà prouvé qu’elle savait produire autre chose que des crocs et des pieux. Sorcières, forces démoniaques, étudiants possédés, mannequin ventriloque meurtrier, la série avait de quoi varier. Mais cet épisode marque une bascule. La dernière fois où Buffy peut raconter une histoire sans la moindre présence vampirique.
Une maison hantée, des peurs très personnelles
Le cadre est simple, et franchement efficace. Buffy et sa bande se rendent à une fête d’Halloween dans une fraternité universitaire. Sur place, ils se retrouvent coincés dans une maison où leurs pires peurs prennent forme. Une idée très classique sur le papier, mais Buffy sait la tordre juste ce qu’il faut.
L’intérêt de l’épisode tient aussi à ce qu’il raconte des personnages. Buffy digère encore une déception amoureuse, Willow prend confiance avec la magie, et Xander se retrouve, encore, dans une situation embarrassante. Du coup, le chaos surnaturel n’est pas juste un décor, il devient intime.
Et puis il y a Gachnar, le démon derrière toute l’affaire. Présenté comme le seigneur des cauchemars, il finit par apparaître sous une forme minuscule. Résultat ? Une chute très drôle, qui résume bien l’un des grands thèmes de la série, la peur peut donner à quelque chose une taille et une puissance qu’il n’a pas vraiment.
Pourquoi ce détail dit quelque chose de la saison 4
Ce qui compte ici, ce n’est pas l’absence de vampires en soi. C’est ce qu’elle annonce juste après. En saison 4, Buffy arrive à l’université, et la série agrandit son terrain de jeu. L’Initiative ajoute une couche militaire aux problèmes surnaturels de Sunnydale. La magie dérape plus souvent, les démons prennent plus de place, et les monstres changent de visage.
Mais les vampires, eux, ne disparaissent jamais. C’est là le contraste intéressant. La série prouve avec Fear, Itself qu’elle peut très bien fonctionner sans eux, puis choisit de les garder partout ensuite. Pas comme unique moteur, plutôt comme présence constante. En gros, Buffy élargit son univers sans lâcher son identité. Et c’est souvent là qu’une série commence à durer autrement.