En bref
- Un spot d’Avengers: Doomsday divise les fans
- La blague vise indirectement Sam Wilson
- Le débat dépasse largement l’humour
Le problème n’est pas vraiment la blague. C’est ce qu’elle réactive. Avec un simple gag dans la promo d’Avengers: Doomsday, Marvel Studios remet en circulation un vieux doute du MCU, celui de la place de Sam Wilson comme nouveau Captain America.
Une blague, et tout le sujet revient
Le nouveau spot, diffusé pendant le premier match des World Series de MLB, montre une réunion d’Avengers anciens et nouveaux. Scott Lang, joué par Paul Rudd, lance un « Right, Cap? » à Steve Rogers, incarné par Chris Evans. Réponse, un regard gêné, puisque Steve Rogers n’est plus Captain America et que ce rôle appartient désormais à Sam Wilson, joué par Anthony Mackie.
La scène en rajoute une couche quand John Walker, alias USAgent et interprété par Wyatt Russell, rappelle qu’il a lui aussi porté le titre brièvement. Scott Lang essaie alors de souligner la confusion créée par plusieurs Captain America dans la même pièce. Sur le papier, c’est une vanne de montage de bande-annonce. Mais l’effet produit, lui, est beaucoup moins léger.
Pourquoi le malaise dépasse la simple vanne
Pas mal de fans y voient une manière de saper encore la légitimité de Sam Wilson. Et ce n’est pas sorti de nulle part. Anthony Mackie a déjà essuyé un retour raciste pour la succession de Steve Rogers, avec les accusations habituelles sur un agenda « woke » parce qu’un héros noir accède au premier rang.
Le MCU avait d’ailleurs déjà travaillé ce sujet dans The Falcon and the Winter Soldier, quand Sam Wilson se faisait doubler par John Walker. Isaiah Bradley l’y avertissait en disant « Ils ne laisseront jamais un homme noir être Captain America ». Vu ce passif, certains ont très mal pris la séquence. L’utilisateur @GunnerDobbins estime que même si c’est sûrement une blague, faire du seul personnage noir la cible du gag passe mal. Le critique Griffin Schiller juge de son côté que le MCU continue d’obliger Sam Wilson à prouver qu’il mérite le bouclier. Pour @finalgirlverse, des blagues à motivation raciale ne sont tout simplement pas drôles.
Marvel essaie de ménager deux symboles
Ce malaise existait déjà avant ce spot. Le retour de Steve Rogers dans Avengers: Doomsday avait été lu par une partie du public comme un recul de Marvel sur le statut de Sam Wilson. Certes, Captain America: Brave New World n’a pas été un énorme succès. Mais attribuer cet échec à Anthony Mackie ou au personnage semble, franchement, trop facile quand la fatigue Marvel touche l’ensemble de la machine.
D’autant que la promo joue sur deux tableaux. Steve Rogers n’y porte ni costume de Captain America, ni bouclier. Le moment pensé pour faire réagir le public, c’est lui avec Mjolnir, en clin d’œil à Avengers: Endgame.
Tout le monde ne lit pas la scène de la même façon
Mais tout le monde ne crie pas à la faute. @upperupland rappelle que Sam Wilson est bien l’actuel Captain America, tout en notant que Steve Rogers reste associé au personnage pour beaucoup de spectateurs. Bref, pour cette lecture-là, appeler les deux « Cap » n’a rien de choquant.
D’autres défendent surtout la cohérence de Scott Lang. @damiebi10 résume l’idée, c’est une blague, Scott est un fanboy assumé de Steve, et cela ne change pas le fait que Sam est Captain America. Reste que si un simple spot rallume ce débat, la sortie du film, prévue le 18 décembre 2026, dira quelque chose de plus large sur la manière dont Marvel gère désormais son héritage.