En bref
- Le casting de Ghost Rider avance
- Ryan Gosling divise à cause de l’âge
- Le ton du film inquiète aussi
Le vrai signal, ici, ce n’est pas seulement la présence de Ryan Gosling. C’est que Ghost Rider, annoncé pour juillet 2028, serait désormais en train de recruter au-delà de Johnny Blaze. Autrement dit, le projet de Marvel Studios sort un peu du brouillard, même si le studio garde encore l’essentiel sous clé.
Le projet sort enfin du flou
D’après Knight Edge Media, le film a passé l’étape du héros principal et cherche maintenant les autres rôles. On savait déjà, depuis l’annonce de juillet, que Gosling incarnerait Johnny Blaze. Le reste, en revanche, reste très discret.
Ce silence n’est pas anodin. Sur ce type de licence, l’identité des seconds rôles dit souvent beaucoup du film, parfois plus que le héros lui-même. Surtout pour un personnage comme Ghost Rider, qui dépend énormément de son entourage, de sa romance et de son ancrage dans une trajectoire plus tragique que spectaculaire.
Ryan Gosling relance le vieux débat sur Johnny Blaze
Là où ça coince, c’est l’âge. Ryan Gosling a 45 ans, et une partie du public rappelle que Johnny Blaze démarre normalement bien plus jeune. Ce reproche n’a rien de nouveau, d’ailleurs. Le film de 2007 avec Nicolas Cage avait déjà été critiqué sur ce point.
Certains fans reconnaissent que Gosling colle visuellement à une version du personnage, notamment à une case de Damnation, mais ils y voient aussi le risque de répéter une erreur de casting déjà connue. En arrière-plan, il y a aussi la comparaison avec Robbie Reyes, interprété par Gabriel Luna, jugé plus naturel si l’objectif était d’avoir un contraste générationnel à la Peter Parker/Miles Morales.
Ce que les fans veulent vraiment, c’est le ton
Mais l’âge ne résume pas tout. Ce que pas mal de lecteurs de comics attendent, c’est une adaptation plus proche du matériau original, avec une tonalité plus sérieuse. Pas forcément austère, plutôt un film capable de laisser un peu d’humour respirer, notamment si Johnny retrouve Roxanne, tout en gardant cette sensation de calme fragile avant la tempête.
En gros, le public semble vouloir un Ghost Rider moins lissé, plus habité, avec quelque chose de la fin des années 70 du personnage. Et ça, ce n’est pas un détail de fan. C’est souvent ce qui sépare une adaptation oubliable d’une adaptation qui trouve sa propre voix.
Shawn Levy face à un public prudent
Reste un autre point sensible, Shawn Levy. Une partie du public doute de sa capacité à signer un récit vraiment plus sombre. Le tandem Gosling/Levy est même perçu par certains comme un choix très sécurisé de Disney, d’autant qu’on le retrouvera aussi sur Star Wars: Starfighter l’an prochain.
Résultat ? L’humeur dominante n’est ni l’emballement ni le rejet. Plutôt un optimisme prudent. Et pour Marvel Studios, c’est déjà un enjeu: le casting peut avancer, oui, mais la vraie bataille se jouera sur la confiance, celle qui manque toujours quand une licence cherche à revenir sans vraiment se réinventer.