En bref
- Robert Pattinson n’écarte pas totalement le DCU
- Le ton de The Batman reste le vrai frein
- Clayface pourrait compliquer toute fusion
Le vrai sujet, ce n’est pas de savoir si Batman peut techniquement entrer dans le DCU. C’est de savoir si le Batman de Robert Pattinson, pensé par Matt Reeves comme une créature presque enfermée dans sa propre nuit, survivrait à ce changement de décor. Et là, l’acteur calme clairement le jeu.
Le problème n’est pas l’idée, mais le monde autour
Interrogé sur une éventuelle passerelle vers l’univers lancé par James Gunn et Peter Safran, Robert Pattinson n’a pas fermé la porte. Il a même qualifié l’idée d’intéressante. Mais il a ajouté, en substance, qu’il serait assez compliqué de sortir cette version de Bruce Wayne de son monde actuel.
Nuance importante. On n’est pas dans un refus sec. On est dans un constat de ton, presque de texture. Le DCU prépare son propre Batman avec The Brave and the Bold, pendant que la saga de Matt Reeves continue à part. Sur le papier, les fans y voient une solution simple. Dans les faits, c’est beaucoup moins propre.
Un Batman qui vous enferme dans la nuit
L’argument de Pattinson est assez parlant, et franchement plus intéressant qu’un simple débat de continuité. Il explique que jouer Batman sur une durée de tournage aussi longue, avec un style aussi précis, finit par vous happer. Il se souvient que cela lui avait pris du temps, au point de rester plongé dans le noir pendant des mois, autant moralement que visuellement.
Sa formule est limpide, traduite littéralement, « On est dans le noir en permanence. Dans l’ambiance comme dans la lumière, je ne vois plus rien pendant des mois ». Et on comprend très bien le choc qu’il décrit face à un plateau de Superman, beaucoup plus lumineux. Passer de l’un à l’autre, ce serait presque un changement de film avant d’être un changement d’univers.
Pourquoi les fans insistent encore
Si l’idée revient sans cesse, ce n’est pas par hasard. Quand DC Studios a dévoilé le lancement du DCU, il y avait déjà le Superman écrit et réalisé par James Gunn, mais aussi la confirmation d’un nouveau Batman. Sauf qu’entre-temps, le public s’était attaché à la lecture très noire de Matt Reeves.
Les retards de The Batman Part II ont aussi ralenti, indirectement, les discussions autour du Batman du DCU. D’où cette idée persistante, intégrer directement Pattinson. James Gunn avait déjà jugé l’hypothèse peu probable, sans l’exclure totalement.
Au passage, Pattinson et Skyler Gisondo, qui jouent ensemble dans Primetime et dont le second incarne Jimmy Olsen dans le DCU, ont même plaisanté sur un tandem Batman–Jimmy Olsen traquant des pédophiles. Gisondo a trouvé l’idée plutôt cool.
Le détail Gotham qui peut tout faire tomber
Bon, sur le plan narratif, ça pourrait encore tenir. Les références à Batman dans le DCU restent minimes, un nom lâché dans Lanterns, un clin d’œil à Gotham dans Superman, une brève apparition dans Creature Commandos. Un retcon, autrement dit un ajustement rétroactif de la continuité, pourrait placer The Batman plus tôt dans la chronologie.
Mais un film risque de casser ce bricolage, Clayface. Même sans présence de Batman, le fait qu’il se déroule largement à Gotham City, sans reprendre la ville déjà vue dans The Batman ou The Penguin, peut rendre la fusion beaucoup plus difficile. Et c’est là que l’affaire devient intéressante pour la suite, pas seulement pour les fans de capes, mais pour la manière dont DC Studios compte gérer ses univers parallèles sans brouiller son public.