En bref
- James Reece n’a plus de mission claire
- La maladie devient le vrai moteur dramatique
- La saison 2 est sur Prime Video
La saison 2 de The Terminal List part d’un constat assez rude, James Reece a survécu à sa vengeance, mais pas à ce qu’elle lui a laissé. Et pour une série bâtie sur la traque, ce déplacement change pas mal de choses.
Un soldat sans cap, c’est le vrai pari de la saison 2
En saison 1, Chris Pratt jouait un homme poussé par une logique simple, trouver les responsables, comprendre ce qui est arrivé à ses hommes, frapper. Cette fois, le comédien explique que la difficulté est ailleurs, Reece ne trouve vraiment son but qu’après quelques épisodes.
Entre-temps, son horizon se résume presque à tenir jusqu’à ce que sa tumeur l’emporte. C’est plus ingrat à jouer, et plus intéressant aussi, parce que le personnage avance sans la béquille narrative de la revanche.
La saison 1 a tout réglé, sauf l’essentiel
Le décor, vous le connaissez peut-être. Reece, lieutenant commander des forces spéciales, rentre d’une mission ratée avec des souvenirs flous et une question énorme autour de la mort de ses hommes.
Il finit par mettre au jour une conspiration plus large, liée à une drogue à laquelle lui et son unité ont été exposés, avec à la clé des tumeurs au cerveau. Il a beau éliminer les traîtres et les responsables sur sa liste, le prix est massif, sa femme et sa fille sont tuées. Résultat, la saison 2 démarre avec un soldat brisé, physiquement comme émotionnellement.
Le retour à l’action complique encore son rapport à la vie
Cette nouvelle salve adapte True Believer, le roman qui suit celui de Jack Carr ayant servi de base à la première saison. L’histoire va chercher Reece dans sa cachette au Mozambique, avant de le remettre dans le jeu via la CIA.
Sa mission, retrouver un ancien officier irakien, aussi un ami, qui pourrait désormais travailler avec une cellule terroriste. Sauf qu’un autre élément vient tout brouiller, le gouvernement lui propose un possible remède pour sa maladie. Et là, la série fait quelque chose de plus fin qu’un simple retour au combat, elle interroge son envie réelle de survivre.
Pourquoi ce virage compte pour la série
Chris Pratt résume assez bien la logique de Reece quand il dit, en français, « Ces types continuent d’avancer. Ils avancent. » Ce n’est pas très spectaculaire sur le papier. À l’écran, si c’est bien tenu, ça peut donner une saison plus dense.
Le personnage a plusieurs occasions de céder, à la maladie, aux éléments ou à lui-même, mais il ne renonce pas. Le vrai enjeu n’est donc plus seulement l’opération en cours, c’est ce sursis inattendu, presque encombrant, qui l’oblige à décider s’il a encore quelque chose pour quoi vivre. La saison 2 de The Terminal List est désormais disponible sur Prime Video, et c’est clairement ce glissement-là qui peut redéfinir la série à moyen terme.