En bref
- The Batman Part II promet un vrai virage
- Le film est désormais attendu en 2028
- DC joue plus gros qu’un simple sequel
On attendait surtout une date stable. On découvre maintenant un pari créatif. Et pour The Batman Part II, c’est peut-être le point le plus sensible.
Un « virage à gauche » qui change la lecture du projet
Robert Pattinson a expliqué que cette suite prendrait une direction très différente du premier film. L’acteur parle d’un projet ambitieux, qui conserve une partie de la sensation du précédent, tout en bifurquant franchement. Sa formule est nette, traduite littéralement, il évoque « un vrai virage à gauche par rapport au premier ».
Ce n’est pas anodin. Le premier The Batman avait installé une identité assez claire, sombre, contenue, presque obstinée dans sa manière de rester au ras du bitume. Si la suite change vraiment d’axe, l’enjeu ne sera pas seulement de surprendre, mais de rester lisible pour un public qui, après tout ce temps, attend sans doute d’abord une continuité solide.
Le mot « dense » n’a rien d’anodin
Autre indice, sans doute plus révélateur, Pattinson décrit le scénario comme « incroyablement dense ». Il ajoute qu’il y a tellement de choses à l’intérieur qu’il est presque impossible d’en embrasser l’ensemble immédiatement, avant de comprendre peu à peu que les intentions sont très précises.
Bon, sur le papier, ça peut être une qualité. Mais dans un blockbuster de super-héros, dense peut aussi vouloir dire chargé, lourd, trop plein. Associé à ambitieux, le mot dessine un film qui pourrait vouloir en faire beaucoup. Peut-être avec succès. Peut-être pas.
Six ans entre deux films, et des attentes qui changent
Le vrai problème, c’est le calendrier. D’abord attendu pour octobre 2025, puis repoussé une première fois à octobre, ensuite à 2027, le film vise désormais le 18 février 2028. Si cette date tient, il y aura eu six ans entre les deux volets.
Après une pause pareille, vous n’abordez pas une suite comme une simple suite. L’attente gonfle, les projections aussi, et la patience a ses limites. Pas mal de fans voudront probablement moins une rupture qu’un film à la hauteur du temps investi. Résultat, ce fameux changement de cap peut intriguer autant qu’il inquiète.
Pourquoi ce film compte au-delà de Gotham
Ce Batman ne fait pas partie du DCU de James Gunn, où avance aussi un autre projet autour du personnage, apparemment titré The Brave and the Bold. En théorie, les deux mondes sont séparés.
Mais en réalité, l’humeur du public circule d’un projet à l’autre. Lanterns s’en sort correctement, alors que Supergirl a connu un été compliqué au box-office. Si The Batman Part II rate son coup, même hors continuité principale, cela peut peser sur l’enthousiasme autour de DC dans son ensemble. Et c’est là que cette suite dépasse largement le simple cas de Gotham.