En bref
- Les Russo promettent surprises et maturité
- Le poids d’Endgame complique la comparaison
- Doctor Doom manque encore de fondations
On attend d’Avengers: Doomsday qu’il fasse aussi fort qu’Endgame. C’est précisément là que le dossier se complique.
À six mois de sa sortie en salles, le prochain grand rendez-vous du MCU continue de faire monter la curiosité. On sait déjà que plusieurs personnages appréciés vont revenir, mais une large part du film reste floue. Et c’est sur ce terrain-là que Joe Russo et Anthony Russo veulent jouer, avec une promesse assez nette, il y aura encore de vraies surprises.
Les Russo vendent un Marvel plus dense
Interrogé par CBR, Joe Russo a expliqué que Avengers: Doomsday et Secret Wars avaient été plus difficiles à concevoir que leurs précédents films, parce que les enjeux ne cessent de grimper. Pour lui, la bonne réponse reste la complexité émotionnelle, celle qui donne plus d’épaisseur au récit et enrichit l’expérience du public.
Il va même plus loin, en décrivant Doomsday comme le film le plus chargé émotionnellement de cette série, et aussi le plus mature. Sa formule, traduite littéralement, résume bien l’intention : « Il y a beaucoup de surprises là-dedans. Et je pense que Doomsday est, à bien des égards, le plus complexe émotionnellement de tous, et aussi le plus mature. »
Le précédent Endgame change tout
Le point n’est pas absurde. Une bonne histoire a besoin de couches, de tension, d’attachement. Mais dans le cas de Marvel, ce n’est pas qu’une affaire d’écriture sur deux ou trois heures.
Parce que Infinity War puis Endgame n’étaient pas seulement de gros films. C’étaient l’aboutissement d’un long empilement narratif, avec des arcs, des personnages, un méchant installé sur la durée. Thanos n’arrivait pas de nulle part, et ce travail préparatoire donnait immédiatement du poids à la collision finale.
Doctor Doom n’a pas encore ce poids
C’est là que le bât blesse. Le futur grand antagoniste, Doctor Doom, n’a pas encore bénéficié de cette même construction dans le MCU.
La source rappelle qu’on n’a eu droit qu’à un bref teasing dans The Fantastic Four: First Steps. Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas l’équivalent d’une menace préparée sur plusieurs films. Même problème pour le multivers, encore jugé trop peu exploré et trop peu exploité pour porter, à lui seul, un impact émotionnel massif.
Un gros pari, pas un échec annoncé
Du coup, Avengers: Doomsday avance avec un risque clair, celui de ressembler à une aventure géante à très forts enjeux arrivée presque sans rampe de lancement. Et parfois, la vraie complexité vient d’abord de la mise en place, pas seulement de ce qu’on injecte dans le récit au fil du film.
Ça ne veut pas dire que le projet va se rater, ni même qu’il ne sera pas bon. La nuance est ailleurs. Marvel doit prouver qu’un nouvel événement peut encore porter le même poids sans la même préparation. Pour le MCU, l’enjeu dépasse largement un simple film de plus.