Avengers: Doomsday face au piège des attentes des fans MCU

Image d'illustration. Avengers DoomsdayMarvel / PR-ADN
Wyatt Russell appelle les fans à lâcher leurs théories sur Avengers: Doomsday. Un conseil simple, sur fond de confiance fragilisée autour du MCU.
En bref
- Wyatt Russell demande moins d’attentes en ligne
- Doomsday arrive après un MCU irrégulier
- Marvel vise l’efficacité, pas le dépassement d’Endgame
Le vrai danger autour de Avengers: Doomsday, ce n’est peut-être pas Doctor Doom. C’est le poids des conversations accumulées pendant des années, ces théories, ces comparaisons et cette habitude qu’a le MCU de promettre plus qu’un simple film. Wyatt Russell, lui, demande aux spectateurs de couper un peu ce bruit.
Wyatt Russell vise la fatigue des débats en ligne
Interrogé par Screen Rant lors de la première de Disclosure Day, l’acteur a résumé sa position sans tourner autour du pot. Il espère que le public ira voir le film en laissant de côté les idées préconçues nées des discussions en ligne.
Sa formule est assez nette. Wyatt Russell explique en substance qu’après sept ans de construction, il faudrait surtout aller voir le film pour s’amuser. Et il ajoute, dans une traduction littérale, « j’espère que les gens pourront aller voir ce film et jeter ces prédispositions nées du fait d’en parler en ligne », avant de prévenir qu’à force de disséquer chaque détail pendant neuf ou dix ans, on finit par « se préparer à l’échec ». Le constat est dur, mais il vise juste.
Le précédent Infinity War, un sommet impossible à copier
Le problème, c’est que Avengers: Doomsday arrive après deux films qui ont fixé la barre très haut, Avengers: Infinity War et Avengers: Endgame. Ces films donnaient l’impression d’aboutir naturellement à quelque chose de plus grand, parce que l’Infinity Saga avait passé plus de dix ans à préparer l’arrivée de Thanos, tout en bouclant des arcs de personnages.
Ce n’était pas juste un affrontement géant. Il y avait aussi le sentiment que chaque pièce du puzzle trouvait enfin sa place, de Iron Man à Thor, en passant par Captain America. Et ça comptait pas mal, parce qu’à ce moment-là Marvel bénéficiait encore d’une vraie confiance du grand public, avec une série de films globalement bien reçus.
Le MCU arrive avec moins d’élan et moins d’attachement
Aujourd’hui, le contexte n’est plus le même. Le MCU a traversé des années beaucoup plus inégales, et certains projets n’ont pas vraiment trouvé leur public, y compris des titres censés préparer Doomsday, comme Captain America: Brave New World.
Du coup, Avengers: Doomsday ne donne pas forcément cette impression de récompense finale patiemment construite. Certains personnages ont disparu des radars pendant longtemps, comme Shang-Chi, ce qui rend l’investissement émotionnel moins fort que pour les héros historiques de la saga. Résultat, le film devra recréer de l’élan là où Infinity War profitait d’un capital déjà là.
Marvel ne cherche plus à dépasser Endgame
Ce qui ressort aussi, c’est une forme de lucidité. Les équipes du film semblaient savoir qu’il n’y avait sans doute aucun moyen de battre Infinity War et Endgame sur leur propre terrain. L’objectif serait donc plus simple, et plus raisonnable, faire de Doomsday le meilleur film possible en assemblant plusieurs équipes de super-héros issues de réalités différentes face à Doctor Doom, incarné par Robert Downey Jr.
Les frères Joe Russo et Anthony Russo sont attendus au tournant. Mais un signal reste encourageant, la bande-annonce montrée à la CinemaCon a été bien accueillie. Si cette réaction dit quelque chose du film, alors Marvel tient peut-être moins un nouveau Endgame qu’un pari plus modeste, mais plus sain, un blockbuster capable de remettre le plaisir de séance au centre, dès décembre.