En bref
- Clayface cachera sa forme finale dans sa promo
- James Watkins cite clairement Jaws en modèle
- Tom Rhys Harries tease un effet physique construit
On voit souvent trop de choses avant la sortie d’un film. Clayface, lui, prend le chemin inverse. Sa forme finale ne sera pas montrée dans la campagne marketing, un choix assez rare pour être noté, surtout dans le cinéma de super-héros où le troisième acte finit souvent disséqué bande-annonce après bande-annonce.
DC veut garder son monstre hors champ
C’est James Watkins, le réalisateur, qui l’a confirmé. Pour vendre le film, DC préfère jouer la carte du manque, comme l’ont fait récemment Longlegs ou Weapons avec leurs figures menaçantes volontairement masquées dans les trailers.
Et la référence choisie n’a rien d’anodin. James Watkins explique, en citant Jaws, qu’on ne montre pas le requin. Il estime qu’on en révèle trop aujourd’hui et défend la puissance du mystère, de la suggestion, ce moment où le public relie lui-même les points. Franchement, pour un personnage comme Clayface, c’est plutôt bien vu.
Un projet longtemps porté par Mike Flanagan
Ce film n’était pourtant pas dans la première salve annoncée par James Gunn et Peter Safran pour le nouveau DCU. Depuis, la machine a avancé. Superman et Supergirl sont déjà sortis, tandis que Lanterns doit arriver en août. Et au milieu de cette feuille de route qui bouge encore, Clayface s’est invité plus vite que prévu.
Le projet traîne depuis des années dans la tête de Mike Flanagan. Bien avant la reprise en main de DC par James Gunn, il parlait déjà de ce spin-off comme d’un vrai film de passion. Cette fois, le scénario a convaincu. Le pari, lui, est clair. Prendre ce vilain connu des lecteurs de comics pour ses métamorphoses, ses armes organiques et ses déguisements, puis lui donner une origine plus tragique. Le premier teaser allait déjà dans ce sens, avec une touche marquée de body horror.
Et si la transformation finale était bien réelle à l’écran
L’autre indice vient de Tom Rhys Harries, qui incarne d’abord l’acteur Matt Hagen avant sa bascule progressive en Clayface. On pouvait s’attendre à un énorme monstre en CGI. Son teasing raconte autre chose.
Selon lui, cela fait un an qu’il a vu cette chose en cours de construction, et il a hâte que le public la découvre. Il dit aussi avoir été bluffé par l’ampleur du travail créatif mobilisé sur un film pareil. Bref, sans confirmer un animatronique géant façon Bruce dans Jaws, il suggère très fortement qu’un effet pratique a bien été fabriqué pour la grande transformation.
Pour un personnage né dans les comics dans les années 1940, ce serait une première vraie justice à l’écran. Et quand on repense aux débuts cinéma de Mr. Freeze ou de Bane dans Batman et Robin, on se dit que DC a peut-être compris quelque chose de simple. Un vilain n’a pas besoin d’être montré partout pour marquer.