En bref
- AMC confirme une saison 4
- La série devient Queen of the Damned
- Akasha sera au centre du récit
Le plus important est là, AMC a officialisé à la San Diego Comic-Con une saison 4 pour sa saga vampirique. Et elle ne s’appellera plus The Vampire Lestat, mais Anne Rice’s Queen of the Damned. Dit autrement, la série ne tourne plus autour d’une simple passation de point de vue, elle se recentre désormais sur Akasha.
Un nouveau titre, et une promesse très claire
Ce changement de nom n’a rien d’un détail marketing. La saison 3 avait déjà surpris en quittant Interview With the Vampire pour The Vampire Lestat, afin d’adapter le deuxième livre des Vampire Chronicles d’Anne Rice et de laisser Lestat de Lioncourt raconter sa propre histoire.
Cette fois, la logique va plus loin. En adoptant le titre Queen of the Damned, AMC signale que la suite ne sera pas un simple prolongement, mais un nouveau bloc narratif. Et vu la fin récente de The Vampire Lestat, la question n’était plus de savoir si Akasha allait compter, mais jusqu’où.
Le pouvoir change de mains derrière la caméra
Autre info, moins spectaculaire en apparence mais pas anodine du tout, Hannah Moscovitch devient la showrunneuse de cette nouvelle étape. Elle connaît déjà très bien la machine, puisqu’elle a écrit sur les deux premières saisons d’Interview With the Vampire et occupait aussi un poste de productrice exécutive sur The Vampire Lestat.
Résultat ? Une continuité créative assez nette, malgré le nouveau titre. Pour une série qui change de centre de gravité à chaque grand chapitre, c’est plutôt rassurant.
Akasha n’arrive pas pour décorer le décor
Et le teaser publié par AMC ne laisse pas vraiment de place au doute. On n’y voit pas forcément davantage Akasha en action, mais on l’entend appeler les femmes à se lever, à sortir de la boue où elles ont été jetées et à rejoindre l’endroit où les hommes sont rassemblés pour les tuer.
Dans les romans d’Anne Rice, sa logique est connue, presque terrifiante dans sa froideur. Elle veut éliminer près de 90 % de la population masculine, persuadée que les hommes sont la source de la souffrance, de la guerre et de l’oppression. Son projet, c’est un ordre matriarcal qu’elle contrôlerait elle-même. Pas vraiment une libératrice, donc, plutôt une souveraine qui veut être adorée.
Et les humains ne sont pas les seuls visés. Les autres vampires doivent choisir leur camp, avec une menace simple, se ranger derrière elle ou être détruits.
Pourquoi la saison 4 peut faire basculer toute la série
Dan McDermott, responsable des contenus chez AMC Global Media et président d’AMC Studios, a salué une troisième saison portée par un récit très nerveux et a expliqué que le groupe voulait poursuivre avec l’une des histoires les plus iconiques de la mythologie d’Anne Rice, où les personnages installés devront affronter Akasha avec leur monde, et le nôtre, en jeu.
Même tonalité chez Sheila Atim, l’interprète d’Akasha. Elle disait déjà qu’il fallait avoir très peur, parlant en substance d’un calme avant la tempête. Une colère retenue, puis un passage à l’action pensé, préparé, presque méthodique. C’est souvent là que les séries deviennent les plus intéressantes, quand le monstre cesse d’être une image et commence à bâtir un programme.