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Rupture de fiançailles entre Orange et Bouygues Telecom

Publié le

Alors que les opérateurs Orange et Bouygues annonçaient se donner quelques jours supplémentaires de négociations, on apprenait hier soir que le mariage n'aura finalement pas lieu.

Le rachat de Bouygues Telecom par Orange ne se fera finalement pas. Les deux opérateurs ont mis fin aux discussions dans la soirée d’hier, les obstacles auront été trop importants, notamment la question de la valorisation de Bouygues Telecom et d’Orange.

Bouygues Telecom restera indépendant

Hier les deux opérateurs ont réuni leur conseil d’administration afin de donner une réponse définitive aux négociations qui avaient commencé au mois de janvier. Résultat : le rapprochement entre Orange et Bouygues Telecom est abandonné. “A l’issue de discussions approfondies, le conseil d’administration d’Orange a constaté qu’un accord en vue d’un rapprochement avec Bouygues Telecom n’a pu être trouvé. Il a donc été décidé de mettre un terme aux discussions” déclarait dans un communiqué l’opérateur historique.

De son côté, Bouygues Telecom indiquait : “Après trois mois de discussions avec Orange, un accord n’a pu être trouvé. En conséquence, le conseil d’administration de Bouygues a décidé à l’unanimité de mettre fin aux négociations“. Les négociations devaient durer jusqu’au 31 mars mais les 2 opérateurs s’étaient donné quelques jours de plus, jusqu’à dimanche, pour tenter de trouver un accord final. Finalement les discussions se sont arrêtées hier soir, aucun accord n’a pu être trouvé, Bouygues Telecom continuera de faire cavalier seul.

L’Etat au cœur du conflit

Il y a quelques semaines, les discussions étaient pourtant bien parties, les opérateurs étant pratiquement d’accord sur le partage des actifs de Bouygues entre Orange, SFR et Free. Cependant, alors que les négociations entraient dans leur dernière ligne droite, l’Etat, premier actionnaire d’Orange avec une participation de 23%, estimait que la valorisation de Bouygues Telecom à 10 milliards d’euros était trop élevée et craignait que sa participation ne se retrouve diluée et revue à la baisse.

En outre l’Etat souhaitait que Bouygues ne puisse pas augmenter sa part dans le capital d’Orange pendant 7 ans et que ses droits de vote double soient gelés pendant 10 ans. Une situation inacceptable pour Bouygues qui ne voulait pas se retrouver comme un actionnaire minoritaire.

Source : lefigaro.fr
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