En bref
- Christopher Abbott a senti une réaction tiède à D23
- Le reboot X-Men du MCU précise enfin son casting
- Marvel Studios rejoue sa vieille recette des stars à construire
L’instant était censé être grand. Pour Christopher Abbott, il a surtout été un peu brutal.
Une arrivée moins triomphale que prévu
Interrogé par New York Magazine, l’acteur de Possessor et Wolf Man a raconté avoir d’abord avancé avec enthousiasme lors de l’annonce de son casting en Professor Charles Xavier. Puis, en une seconde, son énergie est retombée. Il a eu le sentiment qu’une bonne partie de la salle ne voyait pas vraiment qui il était.
Du coup, le réflexe de célébration qu’il imaginait, un petit geste du poing en entrant, a disparu. Il a préféré marcher, saluer, puis rester sobre. Dans sa tête, les applaudissements semblaient assez contenus, pas franchement à la hauteur d’un moment censé lancer le visage du futur mentor des X-Men. Il a même décrit la scène comme quelque chose entre le rêve et le cauchemar.
Le reboot mutant entre enfin dans le concret
Ce flottement dit aussi où en est Marvel Studios. Cela fait plus d’un an que le reboot des X-Men alimente les spéculations, surtout depuis que Jake Schreier, déjà passé par Thunderbolts, a été choisi pour mettre en scène le premier film mutant du MCU.
Entre-temps, le nom de Sadie Sink pour Jean Grey s’est imposé comme l’un des secrets les moins secrets de la machine Marvel. Puis D23, en août dernier, a servi de vraie borne officielle. Le studio y a confirmé une première vague de comédiens, avec Inde Navarrette en Rogue, Maya Boyd en Storm, Kit Connor en Cyclops, et donc Christopher Abbott pour reprendre le fauteuil occupé avant lui par Patrick Stewart puis Jame McAvoy.
Une réaction tiède, mais pas forcément un mauvais signe
On pouvait s’attendre à un nom plus immédiatement identifiable. Les rumeurs autour de Bill Skarsgård et d’autres profils plus exposés avaient préparé le terrain dans ce sens. Forcément, quand Abbott apparaît, l’effet de reconnaissance instantanée n’est pas garanti.
Mais c’est aussi là que la logique de Marvel Studios redevient lisible. Le studio a longtemps excellé quand il prenait des acteurs solides, sans aura écrasante, pour les transformer en figures populaires. Robert Downey Jr. était déjà connu avant Iron Man, bien sûr, mais le MCU l’a propulsé encore plus haut. Même chose, à des degrés différents, pour Chris Evans avec Captain America ou Chris Hemsworth avec Thor.
Bref, l’accueil mesuré de 2026 à D23 ne raconte peut-être pas un rejet. Il raconte un casting encore en phase d’installation. Et si le film fonctionne, le même Christopher Abbott pourrait arriver à San Diego Comic-Con en 2028 dans un tout autre paysage, celui où Professor X n’est plus un pari discret, mais un visage installé dans la culture pop.