En bref
- Un film de casse Looney Tunes est évoqué
- Le projet musical semble avoir disparu
- Le concept colle étonnamment bien à la licence
Le vrai sujet, ici, dépasse un simple changement de genre. Chez Warner Bros., désormais observé à travers la réorganisation avec Skydance, un projet Looney Tunes peut visiblement changer de forme en silence. Cette fois, c’est un long-métrage décrit par Drew Taylor, dans un papier de The Wrap, comme un film dans la veine d’Ocean’s 11.
Un changement de cap très visible
Ce qui frappe, ce n’est pas seulement l’idée du casse. C’est surtout ce qu’elle remplace. Dans ce panorama des films d’animation en développement chez Skydance, le musical Bye Bye Bunny: A Looney Tunes Musical n’apparaît nulle part, alors que le papier passe en revue les autres projets.
Résultat ? L’inférence est assez nette. Le musical ne semble plus être un projet actif.
Le musical s’éloigne, presque sans annonce
Ce projet avait déjà été annulé une première fois en 2022. Puis on avait appris que feu Eric Bauza travaillait encore dessus au moment de sa mort. Pour Warner Bros., perdre sa voix principale sur un film pareil, ce n’est pas un détail. Trouver un interprète capable de reprendre un rôle aussi bavard et aussi souple, ça demande du temps, et probablement pas mal de précautions.
Bon, rien n’est officialisé ici comme un enterrement formel. Mais quand un projet disparaît d’un état des lieux aussi large, on comprend vite le message.
Pourquoi le film de casse colle si bien aux personnages
L’idée est franchement plus naturelle qu’elle n’en a l’air. Le nom Ocean’s 11 renvoie au film de 1960 avec Frank Sinatra et le Rat Pack, tandis qu’Ocean’s Eleven, version 2001, désigne le remake de Steven Soderbergh porté par George Clooney. Le plus probable, c’est que les créatifs pensent à cette version-là, celle qui a lancé deux suites, un spin-off et même un préquel en préparation.
Le principe reste le même : réunir une équipe de voleurs aux talents complémentaires pour braquer des casinos. Et là, les Looney Tunes ont un vrai atout. Chacun a sa spécialité, son timing, sa folie propre. En gros, la mécanique de bande est déjà là.
Entre héritage encombrant et terrain de jeu évident
Le papier rappelle aussi un point plus délicat. Dans le canon de la franchise, Bugs Bunny, Daffy Duck et d’autres ont participé à des cartoons de propagande pendant la Seconde Guerre mondiale, contre les nazis et les Japonais, avec au passage des caricatures racistes très datées. Le futur film pourrait jouer avec cet héritage, mais on voit mal Warner Bros. s’y attarder lourdement dans un film avec Bugs Bunny.
À l’inverse, le terrain de jeu du casse semble évident. Road Runner et Speedy Gonzales gagneraient même à être placés dans des camps opposés. Le texte imagine aussi un casino à thème western tenu par Yosemite Sam, ou encore une société ACME reconvertie dans les jeux d’argent pour se refaire. Et si des toons ont déjà pu coopérer sur un parquet de basket, ils peuvent très bien organiser un braquage.
Ce virage dit quelque chose de simple. Les studios cherchent moins à protéger une icône qu’à trouver enfin la bonne forme pour la relancer.