En bref
- Un préquel Stranger Things arrive en 2028
- L’histoire se déroule dans les années 1950
- Kate Trefry dirigera la nouvelle série
On pouvait difficilement imaginer Netflix ranger Stranger Things au placard. La série a trop pesé dans la culture pop, et pas seulement en audience. Résultat, la plateforme commande un nouveau préquel en prises de vues réelles, baptisé Other Worlds: A Stranger Things Adventure.
Le point qui change tout, c’est son placement dans la chronologie. Cette fois, retour dans les années 1950, donc avant les événements de la série principale, mais aussi avant ceux de la pièce Stranger Things: The First Shadow. La sortie est déjà calée à 2028.
Une franchise qui remonte encore plus loin
Ce choix de période n’a rien d’anodin. Depuis le début, l’univers de Hawkins laisse entendre que les phénomènes liés à l’Upside Down ne datent pas d’hier. En repartant aussi loin, Netflix s’offre un espace presque vierge, avec moins de contraintes directes que s’il fallait coller aux personnages qu’on connaît déjà.
Et ce n’est pas un simple appendice nostalgique. La plateforme présente la série comme une nouvelle porte d’entrée dans le monde de Stranger Things, avec un cadre inédit et d’autres figures au centre du récit.
Le même ADN, mais un autre terrain de jeu
Côté équipe, Netflix reste sur du solide. Les Duffer Brothers sont de la partie avec Kate Trefry, déjà scénariste sur Stranger Things. Cette dernière sera à la fois showrunneuse, co-créatrice et autrice du projet, ce qui dit quand même une chose simple: la série ne sera pas gérée en roue libre.
Pour la mise en scène, les trois premiers épisodes reviennent à Joe Wright, le réalisateur de Pride et Prejudice. Les Duffer expliquent qu’ils imaginent un Stranger Things fidèle à son identité, mais assez neuf pour introduire un autre décor, de nouveaux héros et de nouveaux méchants. Kate Trefry, elle, insiste sur le retour de l’horreur, de l’étrangeté et du mystère, avec l’idée d’un récit vraiment inédit.
Pourquoi cette annonce n’a rien d’une surprise
Bon, soyons honnêtes sur un point précis: cette extension était presque écrite d’avance. Stranger Things reste l’un des plus gros succès de l’histoire de Netflix, et la série a déjà largement dépassé le simple cadre du streaming avec tout son écosystème de produits dérivés.
La série mère est terminée, sur une fin qui a laissé une partie du public sur sa faim. Mais l’univers, lui, est déjà ailleurs. Il y a la série animée Stranger Things: Tales From ’85. Il y a aussi la scène, avec Stranger Things: The First Shadow.
Du coup, le vrai sujet dépasse ce préquel. En installant une histoire bien avant la chronologie connue, Netflix montre que la franchise peut sauter d’une époque à l’autre presque sans limite. Pour une plateforme, c’est confortable. Pour le public, tout dépendra d’une chose: retrouver l’étrange, sans avoir l’impression de revoir toujours la même ombre.