En bref
- WhatsApp lance la réservation de pseudos uniques via mobile, avec des étapes simples mais encore limitées.
- Les noms doivent être uniques et respecter des règles strictes de format, avec possibilité de les récupérer après 14 jours.
- Le système soulève des risques de fraude, au point de provoquer des inquiétudes et des demandes de blocage en Inde.
La ruée a commencé avant même le lancement complet. Meta a ouvert la réservation des noms d’utilisateur sur WhatsApp, alors que la fonction elle-même n’est pas encore active pour tout le monde. Et oui, si vous voulez garder le même blaze partout, il vaut mieux ne pas traîner.
Le principe est simple. À terme, votre pseudo pourra remplacer votre numéro de téléphone dans certains échanges, histoire de garder cette info plus privée si vous le souhaitez. Le déploiement mondial est prévu dans les prochains mois.
La chasse au pseudo a déjà commencé
Pour l’instant, la réservation passe uniquement par les versions mobiles de WhatsApp. Si votre appli est à jour, vous pouvez recevoir une notification quand l’option devient disponible. Sinon, il faut aller la chercher à la main.
Sur iPhone, il faut passer par l’onglet vous, puis le profil, avant de choisir l’option pour créer ou réserver un nom d’utilisateur. Sur Android, ça se joue dans le menu à trois points, puis les réglages, puis le profil. Ensuite, même logique, on enregistre et c’est plié. Bref, pas compliqué, mais encore faut-il y avoir accès.
Des règles strictes, et un détail à ne pas rater
Comme partout ailleurs, le nom d’utilisateur doit être unique. Si quelqu’un a déjà pris le vôtre, c’est mort, sauf si cette personne le change ou le supprime. Dans ce cas, le pseudo redevient disponible après 14 jours.
Meta n’a pas encore précisé combien de fois on pourra modifier son pseudo, mais une limite finira bien par tomber. Côté format, il faut viser entre 3 et 35 caractères, avec des lettres minuscules, des chiffres, des underscores ou des points. Pas de pseudo composé uniquement de chiffres, et certains mots ou expressions seront bloqués.
Il y a aussi une option pour reprendre le même identifiant que sur Facebook ou Instagram, à condition que personne ne vous soit passé devant. Pratique pour l’uniformité. Moins malin si votre objectif, justement, c’est la discrétion.
Le vrai sujet, c’est la fraude
Meta promet quelques garde-fous, notamment une clé d’autorisation quand quelqu’un vous contacte pour la première fois via son pseudo. L’idée, c’est d’aider à vérifier que le message vient bien de la bonne personne.
Mais on voit vite le problème. Des noms non vérifiés attachés à des comptes, ça ouvre une porte de plus aux arnaques et aux copies. Meta ne laissera pas n’importe qui se faire passer pour Beyoncé ou Tim Cook, mais le groupe n’a pas détaillé comment il compte gérer les imitateurs plus crédibles. Et c’est loin d’être un détail.
En Inde, le gouvernement demande déjà à Meta de geler le déploiement mondial tant que l’entreprise n’aura pas mieux justifié la fonction et sa réponse au risque accru de fraude. Ce n’est pas un petit marché qui râle dans son coin. WhatsApp y compte plus de 500 millions d’utilisateurs.