En bref
- Spielberg reste premier au box-office mondial
- Le dernier Avatar n’a pas suffi
- Disclosure Day peut creuser l’écart
Le basculement semblait possible, il n’a pas eu lieu. Avec Avatar : De feu et de cendres, James Cameron pouvait prendre la tête du box-office mondial des réalisateurs. Sauf que le film s’arrête à environ 1,217 milliard d’euros (1,323 milliard de dollars), très haut dans l’absolu, mais loin des sommets précédents de la saga.
Avatar a freiné, Spielberg respire encore
Du coup, Steven Spielberg garde son trône. Ses 37 longs-métrages cumulent près de 9,844 milliards d’euros (10,7 milliards de dollars), quand Cameron, avec seulement 15 films, approche les 9,200 milliards d’euros (10 milliards de dollars). L’écart reste faible à cette échelle, et c’est bien ce qui rend le duel intéressant.
Ce contraste dit pas mal de choses. Spielberg a construit son avance sur la durée, film après film. Cameron, lui, tourne moins, mais frappe plus fort, avec des mastodontes comme Titanic et Avatar.
Deux trajectoires opposées, un sommet identique
Ce qui surprend, c’est que les deux cinéastes arrivent presque au même niveau avec des cadences si différentes. Chez Spielberg, le volume pèse énormément. Chez Cameron, quelques cartons suffisent à tout changer.
Et l’âge ne ralentit visiblement personne. À bientôt 80 ans, Spielberg reste dans le grand spectacle. Cameron, de son côté, continue de piloter une franchise capable, même en léger retrait, de dépasser le milliard.
Disclosure Day peut renforcer le trône
Le prochain rendez-vous compte. Dès juin, Disclosure Day doit gonfler le total de Spielberg, et l’enjeu est clair : consolider une première place qui n’a rien d’intouchable.
Il y a quand même une nuance. Le nom Spielberg pèse toujours, mais ses derniers films n’ont pas tous retrouvé la puissance commerciale de ses grandes années. Parmi les titres récents, seul Ready Player One a dépassé les 500 millions, avec environ 558 millions d’euros (607 millions de dollars). À côté, Le Pont des espions ou The Post visaient un registre plus modeste, et The BFG a moins bien convaincu le grand public. Pas forcément un problème, puisque ces films restaient rentables grâce à des budgets mieux tenus.
Cameron garde plusieurs cartes en main
Chez Cameron, rien n’est figé. Deux suites supplémentaires à Avatar sont toujours dans le paysage, même si le réalisateur n’écarte pas une pause, voire une réorganisation créative avec un autre metteur en scène. À ce stade, ça reste une hypothèse.
Mais le vrai sujet est ailleurs. Pour dépasser Spielberg, Cameron n’a pas forcément besoin de rester enfermé sur Pandora. Il parle aussi d’autres projets, et son historique suffit à rappeler une chose simple : un seul nouveau phénomène peut rebattre les cartes.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi le score du dernier Avatar est-il présenté comme une déception relative ?
Parce qu’on parle d’une franchise qui avait habitué le box-office à des chiffres hors norme. Dépasser le milliard reste colossal, mais pour Avatar, la comparaison se fait avec des épisodes à plus de 2 milliards. C’est ce décalage qui change la lecture.
Comment un réalisateur avec moins de films peut-il presque rattraper le premier ?
Le classement additionne les recettes mondiales de tous les films réalisés. Cameron a tourné beaucoup moins que Spielberg, mais plusieurs de ses films sont parmi les plus gros succès de l’histoire. En gros, il compense le volume par une efficacité commerciale rare.
Le prochain film de Spielberg peut-il vraiment faire la différence ?
Oui, parce que l’écart n’est pas immense à ce niveau. Un gros succès pour Disclosure Day renforcerait son avance avant les prochains mouvements de Cameron. Ce ne serait pas décisif pour toujours, mais ce serait un matelas utile.
Avatar est-il la seule chance de Cameron pour passer devant ?
Non. La saga reste son levier le plus évident, mais pas l’unique. Le point important, c’est sa capacité à lancer un événement mondial avec peu de films. S’il retrouve cette force sur un autre projet, le classement peut encore bouger vite.